L'exposition "L'aventure phocéenne. Grecs, Ibères et Gaulois en Méditerranée Nord-occidentale" au Musée Henri Prades - Site Archéologique LATTARA à Lattes sera prolongée jusqu'au 24 août 2020.

Cette exposition est coproduite avec le laboratoire d'excellence ARCHIMEDE, en partenariat avec le musée d'Histoire de Marseille et le musée d'archéologie de Catalogne.

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Une nouvelle méthode pour évaluer d'une manière plus objective des sites archéologiques situés dans des zones humides a été testée. Différents environnements actuels humides ont été échantillonnés dans des réserves naturelles (Tour du Valat en Camargue et étang du Méjean à Lattes) et leur contenu en semences a été analysé pour créer un référentiel moderne de données analogiques. Cet ensemble de données a ensuite été utilisé pour caractériser des assemblages carpologiques issus d’échantillons archéologiques provenant d'un chenal de navigation canalisé d’époque romaine de la ville portuaire de Lattara (Lattes, Hérault).

L’étude, publiée le 18 Juin 2020 dans la revue PLoS ONE, présente une nouvelle approche méthodologique basée sur la caractérisation de groupements végétaux distinctifs de zones humides littorales méditerranéennes à partir de l’analyse de semences actuelles. A partir de ce référentiel, et à l’aide d’analyses factorielles de correspondance, les taxons végétaux archéologiques peuvent être classés dans des groupements associés à des aux eaux douces (courantes et/ou stagnantes) et/ou saumâtres, permettant la restitution des environnements passés.

Lire l'article dans PLoS ONE 15(6)

Earliest African evidence of carcass processing and consumption in cave at 700 ka, Casablanca, Morocco

Scientific Reports, 2020

ABSTRACT

To date, in Africa, evidence for animal processing and consumption in caves routinely used as living spaces is only documented in the late Middle Pleistocene of the North and South of the continent and postdates the Middle Pleistocene in East Africa. Here we report the earliest evidence in a North-African cave (Grotte des Rhinocéros at Casablanca, Morocco) of cut, percussion and human gnawing marks on faunal remains directly associated with lithic knapping activities in the same space and in a well-documented stratified context. Ages for this Acheulean site are provided by the dating of herbivorous teeth to 690-720 ka and 520-550 ka (lower and upper sets) by combined Electron Spin Resonance (ESR) and U-series techniques. Traces of butchery on gazelle, alcelaphin, and zebra bones demonstrate that hominins had primary access to herbivore carcasses. Hominins brought and consumed meat in the cave, as documented by herbivore bones bearing human tooth marks concentrated in a circumscribed area of the excavation. In Africa, this site provides the earliest evidence for in situ carcass processing and meat-eating in cave, directly associated with lithic production and demonstrates the recurrent use by early Middle Pleistocene hominins of a North African cave site 400 000 years before that by Homo sapiens at Jebel Irhoud (Morocco).

Read the article : www.nature.com/articles/s41598-020-61580-4

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Un comportement technique inattendu dans l’Acheuléen africain il y a un million d’années

 

Une équipe de chercheurs franco-marocaine[i] vient de décrire un comportement technique jusqu'ici inconnu dans l’Acheuléen ancien africain. Des petits galets en silex d’une longueur maximale de 6 cm ont été fracturés volontairement avec une technique particulière dite « bipolaire sur enclume » pour produire de petits éclats très allongés. Cette production en silex coexiste dans le site Acheuléen L1 de la carrière Thomas I à Casablanca (Maroc), daté vers un million d’années, avec une production d’objets en quartzite de grandes dimensions. L’étude, qui vient de paraître dans la revue Scientific Reports[ii], apporte des éléments importants sur la diversification techno-économique de l'Acheuléen ancien africain et montre toute la flexibilité du savoir-faire technique et les capacités d’innovation des hominines de la fin du Pléistocène inférieur face à leurs besoins.

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LABORATOIRE MOBILISE

Les membres du Conseil d’Unité d’ASM, réunis le mercredi 26 février 2020, expriment leur inquiétude face aux orientations annoncées pour la LPPR et rappellent que l’analyse de la consultation menée par l’Etat en 2019 avait montré que la communauté scientifique dans son ensemble avait besoin de postes statuaires et de financements pérennes récurrents pour conserver son niveau d’excellence, et non d’un recours accru à des contrats précaires et à des financements sur projet. Ils rappellent également que l’enseignement universitaire et la recherche sont indissociables et passent par la préservation du service statutaire national pour les enseignants-chercheurs.

Cette motion est adoptée à l’unanimité.