La chapelle-reposoir de barque de Philippe Arrhidée à Karnak. I. Relevé épigraphique (Arrhidée, nos 1-209), II. Relevé photographique

Dir. Christophe Thiers (et Ch. Labarta, A. Tillier)

 
Le monument connu sous le nom de chapelle-reposoir de Philippe Arrhidée est l’édifice en granite bâti dans la zone centrale du temple d’Amon-Rê à Karnak. Reposoir permanent de la barque divine, il occupe le même emplacement que la chapelle-reposoir de Thoutmosis III, insérée dans le complexe du « Palais de Maât » construit sous le règne d’Hatchepsout. Dégagée des blocs effondrés et partiellement reconstruite par Georges Legrain au début du XXe siècle, la chapelle a été restaurée et sa polychromie fixée lors de travaux entrepris par le CFEETK en 1992-1993. Avec la reprise du programme de relevés épigraphiques et photographiques (2010-2017), la publication longtemps retardée de cet emblématique monument construit au cœur d’Ipet-sout peut désormais être proposée.

The monument known as Philip Arrhidaeus’ bark-shrine is the granite chapel built in the central area of the Temple of Amun-Re in Karnak. As a permanent resting place for the divine bark, it is located at the same place as the bark-shrine of Thutmose III, inserted into the complex of the “Palace of Maat” built during the reign of Hatshepsut. Cleared and partially rebuilt by Georges Legrain at the beginning of the 20th century, the chapel was restored and its colors fixed during work undertaken by the CFEETK in 1992-1993. With the resumption of the epigraphic and photographic survey programme (2010-2017), the long-awaited publication of this emblematic monument built in the heart of Ipet-sut can now be proposed.
 
Voir le sommaire et l'avant-propos
 
 
Référence : Chr. Thiers (avec la participation de Ch. Labarta et A. Tillier), La chapelle-reposoir de barque de Philippe Arrhidée à Karnak I. Relevé épigraphique (Arrhidée, nos 1-209), II. Relevé photographique, TravCFEETK, Collection BiGén 60, Le Caire, IFAO, 2020. ISBN 978-2-7247-0770-0

Lattara 24 – 2020

Une nécropole du Haut-Empire à Lattes

Fouilles Henri Prades-Groupe Archéologique Painlevé 1968-1971

sous la direction de Lionel Pernet et Mario Marco

tome 1

Cet ouvrage collectif propose le catalogue complet des sépultures romaines mises au jour entre 1968 et 1971 par le Groupe archéologique Painlevé, présidé par l’archéologue amateur Henri Prades, inventeur du site de Lattara. Réalisées dans des conditions très difficiles, ces fouilles en tranchées ont livré à l’époque environ 170 tombes contenant des centaines d’objets du début du Haut-Empire ainsi que trente stèles inscrites. Ce premier tome contient une introduction avec des plans des fouilles, une mise en contexte de cette découverte et l’analyse détaillée des inscriptions gravées par Michel Christol.

 

Couv Lattara 24

 

 

Sommaire

Lionel Pernet

Avant-propos

 

Première partie

Mario Marco et Lionel Pernet, avec des contributions de Juliette Michel et Jean-Louis Paillet

Historique des fouilles, contexte, chronologie, pratiques et structures funéraires

 

 

 

 

 

 

 

Couv Titre Lattara 24

 

 

Deuxième partie

Paul Bailet, Michel Christol, Armelle Gardeisen, Mario Marco, Juliette Michel, Lionel Pernet, Stéphanie Raux, Corinne Sanchez et Sarah Silvéréano, avec une contribution de Cécile Carrier

Catalogue des sépultures

 

Troisième partie

Michel Christol

Analyse épigraphique des stèles

 

 

ISSN 0996-6900-24

Nouvelles recherches sur les Dolia. L'exemple de la Méditerranée nord-occidentale à l'époque romaine (Ier s. av. J.-C. - IIIe s. ap. j.-C.)
Revue Archéologique de Narbonnaise - Supplément 50
Sous la direction de Charlotte CARRATO et Franca CIBECCHINI.

 

L’étude des céramiques de stockage constitue un champ de la rechercherecherches menées depuis la fin des années 2010 ont mis en évidence l’importance du dolium dans l’économie oléo-vinicole romaine. Inspiré par les recherches terrestres et maritimes respectives des deux éditrices du volume, cet ouvrage constitue les actes d’une table ronde tenue en 2013 à Aspiran. La rencontre avait pour principal objectif de rendre compte de la diversité des formes et des usages de ce conteneur à l’échelle de la Méditerranée nord-occidentale, en privilégiant des études de cas inédites.
L’organisation des quinze contributions présentées dans ce volume a conservé la répartition des deux journées de la rencontre ; la confrontation des données issues des contextes terrestres et maritimes est apparue essentielle. Les passerelles entre les deux dossiers sont en effet nombreuses, à commencer par la caractérisation typologique, celle des ateliers de potiers, ou encore l’analyse du dossier épigraphique, justifiant ainsi leur publication conjointe. La première partie apporte un regard nouveau sur la production et les usages du dolium en contexte terrestre. Elle propose une série d’études comparatives menées à large échelle traitant du dolium en lui-même (typologie, marques de capacités, estampilles, techniques de vinification), mais aborde également des études de cas d’ateliers et d’installations agricoles, à une échelle locale. Parce que le transport maritime du vin en dolia constitue un unicum dans l’espace et le temps, la seconde section rassemble les contributions traitant de ce seul thème. Ce mode de transport se place en effet à l’issue de la chaîne opératoire de la production vinicole et rend compte des débouchés commerciaux du vin produit dans les installations agricoles. Le dolium est ici abordé dans sa totalité, à la fois comme un outil central de l’économie oléo-vinicole terrestre, mais également comme un marqueur des échanges commerciaux.
Ce travail a bénéficié du soutien du LabEx ARCHIMEDE au titre du programme « Investissement d’Avenir » ANR-11-LABx-0032-01, du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines de Marseille (DRASSM, Ministère de la Culture), des éditions de la Revue archéologique de Narbonnaise, du Centre national de la recherche scientifique (UMR5140-ASM, Équipe TP2C) et de l’Université Paul Valéry de Montpellier.

Charlotte CARRATO, Mosaïques Archéologie/Chercheuse associée ASM - Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, UMR 5140, Univ Montpellier 3, CNRS, MCC, F-34000, Montpellier, France (2) Labex ARCHIMEDE programme IA- ANR-11-LABX-0032-01
Franca CIBECCHINI, DRASSM, Ministère de la Culture, Marseille/Aix Marseille Univ, CNRS, CCJ, Aix-en-Provence

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Antipolis. La ville romaine. Architecture et urbanisme (Ier s. av. n. è. - Vè s. de n. è.)

Sous la direction de Eric Delaval et Robert Thernot. Editions APDCA, Nice, 2019, 216 pages. ISBN : 2-904110-62-3

 

Etablissement indigène,  agglomération hellénistique puis ville romaine, Antibes peut s’enorgueillir d’un riche passé. Un Projet Collectif de Recherches sur  Antipolis, des origines au royaume des Francs,  mené entre 2011 et 2013, a abordé de manière détaillée ces différentes occupations, de près de 1000 ans, mais le présent ouvrage ne concerne que la période romaine.  Antibes était alors chef-lieu de cité et la première ville de Gaule et de la Province de Narbonnaise… pour qui venait  d’Italie.

Une importante quantité de données nouvelles, pour l’essentiel  dues à l’essor  de l’Archéologie préventive à la fin des années 1990, permettent aujourd’hui d’éclairer de manière significative  la ville romaine.

Toutefois, plusieurs domaines étaient déjà documentés, et parfois depuis longtemps. En témoignent  la célèbre stèle de l’enfant Septentrion, qui avait dansé dans le théâtre, connue dès le XVIe siècle et, de manière moins spectaculaire, les nombreux vestiges, découverts le plus souvent fortuitement,  et que l’inventaire égrène en fin d’ouvrage, rappelant  au passage que le sous-sol antibois a beaucoup souffert du développement de l’urbanisation dans les années 70.

L’objectif que s’est assigné le Projet Collectif de Recherches  a été de rassembler cette documentation ancienne et récente, éparse et inégale.

A cet égard, le retour aux sources écrites et au terrain, ainsi que  la découverte de documents nouveaux, ont permis de conforter, par une démarche rigoureuse que l’on pourra suivre ici, la présence des deux édifices de spectacle et celle d’un vaste monument conservé sous le château.  L’habitat privé s’est enrichi de la découverte d ‘une nouvelle maison, témoignage du cadre de vie des élites, de l’étude de plusieurs pavements et de celle de deux ensembles de peintures murales, de grande qualité, qui étaient conservés dans les réserves du musée. Avec  la grande opération préventive du Pré-des-Pêcheurs, en 2012, on en sait désormais davantage sur le port, ou du moins un secteur de celui-ci, depuis les travaux des années 70 qui n’avaient permis que de consigner quelques observations rapides et donc sujettes à caution.

Parallèlement, un important  travail a été mené sur le mobilier des  découvertes anciennes conservé au musée. L’étude de la céramique, dont la présentation dépasserait le cadre de cet ouvrage, a permis d’assoir quelques chronologies, ponctuellement précisées par des datations par archéomagnétisme et luminescence entreprises sur l’édifice  sous le château.

Les résultats de ces efforts conjugués apparaissent à la lecture de la synthèse. L’aspect des différents quartiers a été précisé ainsi que le cadre de vie des habitants. Les auteurs ont pu mettre en évidence les orientations de la (ou des ?) trame urbaine et tenter une approche des principales phases d’évolution d’Antipolis,  une ville romaine restée modeste mais empreinte encore d’un dynamisme certain à la fin de l’Antiquité.

L’exposé des nouvelles connaissances résultant de ce travail montre les multiples directions dans lesquelles  la réflexion peut  désormais s’engager. Cependant, beaucoup reste à faire. Le puzzle ne comporte que quelques pièces et cette publication doit être considérée comme un état des connaissances ouvert à de nouvelles fouilles à venir.

 

Parution de cet article, par Eric GAILLEDRAT (ASM-UMR5140) et Carme Belarte

Architecture and urbanism in the fortified settlement of Pech Maho (Sigean, France) in the 3rd century BC: a social and economic perspective, Oxford Journal of Archaeology 38 (3), 2019, p. 271–301

Résumé/Abstract : This paper offers a synthesis of the urbanism and architecture of Pech Maho (Sigean) from a social and economic point of view. Its aim is to highlight the specificities of this settlement in the context of the Late Iron Age between southern France and north-eastern Spain. During the 3rd century BC, this small site had an impressive defensive system, as well as quite a complex urban framework. The constructed blocks excavated so far show a predominance of multicellular buildings that testify to a wide variability of ground plans. Most of the spaces seem to have been devoted to specialised activities with a clear economic orientation, whilst other buildings or spaces have a strong symbolic nature. Rooms used exclusively for domestic tasks are in the minority, while a large dwelling in the central area appears to have been a private residential unit. All of this suggests that Pech Maho would have been an economic centre, as well as the residence of an elite that would have exerted control over the productive and trading activities, in a context that clearly evokes an emporion.

Le temple de Ptah à Karnak III. La Favissa

G. Charloux, Chr. Thiers, Le temple de Ptah à Karnak III. La favissa, TravCFEETK, BiGén 55, Le Caire, 2019
 
Résumé :

En décembre 2014, les fouilles entreprises à proximité du temple de Ptah à Karnak ont mis au jour une favissa, à savoir une fosse comblée d’objets, creusée à quelques mètres à l’arrière du sanctuaire de la divinité. La fosse contenait trente-huit objets mobiliers, statues, statuettes et éléments d’appliques statuaires, en calcaire, grauwacke, alliage cuivreux et fritte égyptienne, parfois recouverts d’or. La visualisation et l’analyse du comblement de la favissa ont été rendues possibles grâce à l’apport des méthodes modernes de relevés photogrammétriques et de modélisation 3D. Creusée à la fin de l’époque ptolémaïque, la fosse a servi à abriter une statue « déclassée » du dieu Ptah datant du Nouvel Empire, entourée d’éléments mobiliers et de nombreux bronzes osiriens, la plupart des objets remontant à la Troisième Période intermédiaire et à la Basse Époque (XXVe et XXVIe dynasties notamment). L’analyse et l’interprétation du comblement conduisent, dans cet ouvrage, à s’intéresser aux caches sacrées égyptiennes dans leur ensemble et à envisager le présent dépôt comme le témoignage de l’inhumation d’une statue du dieu Ptah dans le cadre de rituels osiriens.

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In December 2014, excavation near the temple of Ptah in Karnak uncovered a favissa –a pit filled with objects– dug a few meters behind the shrine of the god. The pit contained thirty-eight objects, statues, statuettes and statuary elements, in limestone, greywacke, copper alloy and Egyptian frit, sometimes gilded. The visualization and analysis of the favissa filling has been made possible by the use of modern photogrammetric survey, and 3D modeling methods. Dug at the end of the Ptolemaic Period, the pit housed a New Kingdom broken statue of the god Ptah, surrounded by religious artefacts and many Osirian bronzes, most of the objects dating back to the Third Intermediate Period and the Late Period (especially 25th and 26th Dynasties). The analysis and the interpretation of the data lead, in this volume, to look at the Egyptian sacred caches as a whole, and to consider the present deposit as a testimony of the burial of a statue of the god Ptah in an Osirian ritual context.