2015

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HAL : Dernières publications
  1. De la source à la mer, sur 95 kilomètres, la vallée du Vidourle traverse les différents aspects du géo-système bas-languedocien. Cévennes et bassins sub-cévenols, collines calcaires, garrigue, Camargue s'y juxtaposent en un paysage diversifié. Cet amphithéâtre naturel constitue donc un terrain d'étude privilégié, pour l'étude spatio-temporelle du peuplement de l’âge du Fer à l'an Mil. Occupée depuis des millénaires, cette vallée présente une fenêtre d'une grande richesse sur le passé, permettant de s'interroger sur le comportement de l'Homme vis-à-vis d'un fleuve, à travers ses déplacements et sa façon d'aménager le territoire, mais également d'apporter des éléments de réponse sur le/les rôles du cours d'eau dans cet aménagement. Appuyé sur de nombreux travaux archéologiques déjà avancés (fouilles, prospections, analyses géomorphologiques), ce travail a été complété par de nouvelles études de terrain dans la haute vallée du fleuve, venant élargir nos connaissances sur le peuplement et ayant permis de constituer une base de données de 832 établissements sur laquelle se fonde cette analyse. Alliant archéologie, histoire et géographie, ainsi que l'emploi de méthodes d'études reconnues (S.I.G., statistiques etc.), cet axe de recherche met en avant la volonté de proposer un bilan de la question de la dynamique du peuplement dans la vallée du Vidourle. Le cadre chronologique très large accentue ce désir et permet d'avoir une vision plus complète de l'histoire de l'occupation humaine.
  2. La fouille préventive du site néolithique de Pinot 2 à Blagnac (Haute-Garonne) qui s’est déroulée au cours du printemps 2006 sur une surface d’environ 1500 m² a permis de mettre au jour un petit établissement agricole du Chasséen ancien relativement bien conservé avec un seul niveau archéologique riche en vestiges matériels et auquel sont associées des structures. Les différentes études réalisées, notamment céramiques et lithiques, convergent toutes vers une datation aux alentours de 4250 av. n.è. ce qui fait du site de Pinot 2 probablement une des plus anciennes implantations agricoles connues régionalement. Le mobilier céramique présente quelques affinités avec le stade ancien du faciès chasséen garonnais mais il possède surtout des caractères mixtes issus pour l’essentiel du Chasséen ancien du midi méditerranéen et dans une proportion non négligeable de la phase récente du groupe de Montbolo. Le matériel lithique apporte d’autres informations sur l’origine de lames en silex utilisées qui se situe pour l’essentiel en Provence mais aussi en Aragon, ce qui confirme les relations perçues à partir des styles céramiques. Dans un autre registre, la présence d’un fragment de hache polie en cinérite siliceuse issu des ateliers de la région de Réquista dans l’Aveyron vieillit de quelques siècles la mise en exploitation de ce site et la mise en place des réseaux de diffusion de ces productions. La documentation matérielle recueillie est donc en définitive riche d’enseignements et contribue indéniablement à une meilleure connaissance de « l’expansion chasséenne » dans la vallée de la Garonne. Bien que peu d’informations nous soient parvenues sur le statut du site, l’étude des restes fauniques, exceptionnellement bien conservés dans un contexte habituellement peu favorable, souligne l’existence d’un cheptel exclusivement composé d’animaux domestiques avec un nombre restreint d’individus identifiés qui pourrait refléter la présence d’un petit groupe de personnes sur une saison ou bien de quelques individus seulement revenant à plusieurs reprises sur les lieux. Les aménagements domestiques reconnus, peu nombreux et de faible ampleur, vont également dans ce sens, de même que l’absence de stratigraphie importante.
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  7. Le 24 février 2015 s’est tenue à Montpellier une table ronde rassemblant les membres du projet « La Thèbes des morts » inscrit dans le cadre du LabEx Archimède. Les participants ont exposé le bilan d’un an de travail et, chacun dans son domaine a montré comment, au cours du Ier millénaire avant J.-C., s’est manifestée la dynamique de la pensée thébaine dans le domaine funéraire. On trouvera ici un résumé des communications.
  8. Identification du titre jmy-nww transmis par la documentation écrite issue des fouilles d’el-Bahnasa / Oxyrhynchos.
  9. Le verbe causatif sʿnḫ, communément traduit par « faire vivre » ou « maintenir en vie », engage une réflexion générale sur les modalités du maintien du flux vital opéré par une autorité, qu’elle soit de nature morale, religieuse ou politique. Il apparaît que le « faire vivre » sʿnḫ ne rend jamais compte d’un acte créateur initial, mais plutôt de sa perpétuation, de son actualisation ou de sa répétition. Ainsi, dans un contexte funéraire, ce verbe sera mieux rendu par le sens « faire revivre » et, dans certaines circonstances, sʿnḫ peut encore être traduit par « nourrir », « approvisionner » ou encore « croître ». Cette étude s’achève sur le cas du « sculpteur » sʿnḫ(w) qui révèle une autre facette du champ sémantique de ce lexème.
  10. Au sud de Montpellier (Hérault, France), a été fouil¬lé sur une superficie de 5 ha un vaste site d’habitat du Néolithique final. Parmi les structures, une grande cave, reconvertie en sépulture collective, a livré des vestiges d’architecture en terre crue effondrés en masse à l’in¬térieur du volume au moment de sa destruction par un incendie.
  11. Cloyes-sur-Marne (Marne), La pièce d'Isle, Les Terres Plates Occupations protohistoriques dans le Perthois Chronologie Hallstatt Ère industrielle Sujets et thèmes Bâtiment Structure funéraire Fosse Trou de poteau Fossé Mobilier Céramique Faune Cloyes-sur-Marne (Marne), La pièce d'Isle, Les Terres Plates L'opération de diagnostic archéologique réalisée sur deux parcelles Z 64-65 et Z 49-50 de la commune de Cloyes sur Marne (51) fait suite à une demande volontaire déposée par Blandin SA. Le diagnostic prescrit par le Service Régional de l'Archéologie et réalisé par l'Inrap a pour but de détecter le potentiel archéologique de la surface totale du projet soit 100 301 m², en raison de sa localisation dans une zone révélant un riche patrimoine archéologique. L'opération archéologique se décompose en deux zones distinctes à 400 m de distance. Cent dix-sept sondages et douze extensions ont été réalisés, ce qui représente un taux d'ouverture de 10%. La côte d'apparition des vestiges oscille entre 86 et 102 m NGF soit 0,50 m sous le niveau du sol actuel (profondeur moyenne d'apparition des vestiges : 0,40 m). 51 unités stratigraphiques (US) ont été définies au cours de l'opération, elles sont relatives à 2 structure et 21 faits. Deux vestiges ont livré du mobilier céramique soit environ 23% de la totalité des vestiges. Le mobilier céramique récolté concerne l'époque protohistorique, et plus précisément l'âge du Fer. Toutefois compte-tenu du mode de construction des vestiges et de la céramique associée, une phase d'occupation a pu être mise en évidence : L'occupation protohistorique est représentée par quatorze faits et deux structures. Elle est datée plus précisément de l'âge du Fer par le mobilier céramique récolté dans le comblement de deux tronçons de fossés de la structure 2. Ces vestiges occupent une superficie totale de 8 854 m² et se répartissent sur la parcelle Z 64-65 (zone 2000). Malgré la présence d'autres vestiges (trous de poteau et fosses) dans l'environnement immédiat des structures 1 et 2, aucune organisation générale nous permettant d'intégrer ces vestiges dans un ensemble plus important n'a pu être observée. Nous pouvons en revanche émettre l'hypothèse selon laquelle ces faits doivent fonctionner avec les vestiges du premier âge du Fer environnent. Ces vestiges isolés ne nous permettent pas de caractériser clairement une occupation, ni même de pouvoir cerner son ampleur spatiale. En revanche, ces vestiges laissent entrevoir la diversité des occupations déjà mise au jour lors de précédentes opérations. En effet, au regard du contexte archéologique, des vestiges datés du premier âge du Fer ont été repérés sur les parcelles limitrophes lors de fouilles anciennes, de prospections aériennes ou encore plus récemment d'opérations d'archéologie préventive. Une occupation a également été mise au jour lors d'une fouille probablement datée de La Tène. En outre, le mobilier céramique, composés de 4 fragments de panses (us 2022) en pâte commune sombre grossière comportant des inclusions de chamotte abondante et d'un fragment de fond (us 2008) permet d'établir une datation de la structure 2 de l'âge du Fer et plus précisément de la Tène moyenne. La chronologie reconnue ici semble donc corroborer les indices d'une occupation protohistorique déjà mise au jour sur la commune de Cloyes sur Marne et sur les communes environnantes. Le diagnostic des parcelles Z 64-65 et 49-50 a donc livré de nombreuses informations mais qui restent lacunaires et incertaines tant quelques attributions chronologiques peuvent être litigieuses et l'interprétation des structures délicates compte-tenu du peu de mobilier datant. Seule une vision globale de l'occupation pourrait confirmer ou infirmer ces interprétations.
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  13. The Iron Age settlement of Villa del Foro in North-West Italy (6<sup>th</sup>-first half 5<sup>th</sup> centuries BC) is characterized by the massive presence of craft activities remains, especially pottery production, transformation of cereals and spinning activity. The production strategies and the archaeological remains show close contacts with the Etruscan area. The site shows a specific archaeological assemblage, that suggests a specialized role turned to the production of goods for local consumption and trades along the Tanaro valley.
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  18. Comprendre la fonction des sols d’occupation néolithiques dans les sites de plein air est fondamentale pour appréhender les modes d’occupation, tant à l’échelle de l’habitat qu’à celle du territoire. Pour autant, leur identification est souvent discutée en raison de l’absence de critères morphosédimentaires évidents. Même s’ils sont matérialisés par des concentrations de mobilier, la question de leur conservation reste généralement posée, limitant de fait l’interprétation. Depuis deux décennies, les recherches géoarchéologiques menées en archéologie préventive et fondées sur la micromorphologie des sols, se sont attachées à la compréhension des modes de formation des sols d’occupation, en terme de conservation, de matérialité et de temporalité des espaces qu’ils reflètent. Elles tentent également de préciser les indicateurs fiables perceptibles au cours de la fouille. Les résultats présentés dans cet article portent sur les sols d’espaces extérieurs identifiés comme des cours et sur les sols aménagés dans les bâtiments et sont illustrés par des exemples de sites archéologiques aux contextes considérés comme peu favorables à la conservation des sols d’occupation.
  19. Les sols d'occupation néolithiques ont longtemps été considérés comme non conservés sur les sites de plateau. Les nappes de mobilier retrouvées en Beauce (région Centre) et datées de la fin du Néolithique ont été alors régulièrement interprétées comme des couches remaniées bien que les contextes géomorphologiques et pédologiques ne soient pas précisés. Par conséquent, les nappes de mobilier conduisent à s'interroger sur le caractère en place du mobilier et sur les processus taphonomiques expliquant leur conservation. Cet article présente ainsi la démarche géoarchéologique adoptée et fondée sur les concepts de la pédologie et de la micromorphologie des sols. Les résultats ont ainsi permis d'identifier des sols de cour et de préciser leur statut au sein de ce type d'espace.
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  22. From its source to the Mediterranean Sea, the Vidourle valley, 95 km long, meets the various landscapes of the low-Languedoc géo-system. Through its journey, the river runs across the Cévennes (a small chain of mountains), the karstik hills, the garrigue and the Camargue. This very rich natural environment is a perfect field for spatio-temporal analysis of settlements from the Iron Age to the High Middle Ages. Occupied since millenaries, this valley is of great archaeological wealth and allow us to question the behavior of man towards a river, through his travels and his way to develop the land, but also provides some answers on the roles of streams in this development. Based on many already advanced archaeological works (excavations, surveys, geomorphological analysis), this study was completed by new fieldworks in the upper valley of the river, expanding our knowledge of the settlement and helping us to provide a database of 832 archeological sites on which this analysis is based. Combining archeology, history and geography, along with the use of well known methods of studies (G.I.S, statistics, etc.), this research highlights the desire to offer a review of the issue of dynamics in valley of Vidourle. The broad chronological framework strengthens this desire and gives a more complete picture of the history of human occupation.
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  24. Le sujet abordé dans cet article a pour matière principale l’archéologie et s’inscrit dans la lignée des recherches consacrées au peuplement ancien du Languedoc oriental. Cette étude traite d’un inventaire de sites archéologiques localisés en basse vallée de la Cèze, dans le département du Gard et en milieu rural, ainsi que de la mise en perspective de ces établissements dans une synthèse sur les dynamiques de peuplement sur une période comprise entre le IIe s. av. et le VIe s. de n. è. Le travail de synthèse explicitant les dynamiques de peuplement en basse vallée de Cèze s’est appuyé sur un corpus de 84 sites, qui a fait l’objet d’une classification par le biais d’outils statistiques, et d’une spatialisation grâce à l’emploi du SIG. Cette étude a donc pour objectif de donner une première vue synthétique des données issues des campagnes de prospections et des fouilles archéologiques et, en les replaçant dans leur contexte géographique, de caractériser les établissements ruraux gallo-romains afin d’en montrer l’évolution spatiale et chronologique. L’analyse spatiale ici explicitée se donne pour dessein de comprendre les logiques du système de peuplement rural en essayant de répondre à une question principale : quelles sont les modalités de création, de disparition, voire de transformation des établissements antiques ?
  25. Cette étude céramologique, extraite d’un doctorat d’archéologie soutenu en 2014 et portant sur les dynamiques de peuplement en basse vallée de la Cèze du IIe s. av. au VIe s. de n. è., concerne un ensemble d’une trentaine de sites archéologiques antiques. Le matériel céramique issu de deux sondage réalisés sur l’oppidum du Camp de César à Laudun-l’Ardoise a fait l’objet d’études particulières, alors que les tessons localisés sur des sites antiques au cours de campagnes de prospection, ont été intégralement relevé au réel sur le terrain et documentés par la suite. L’analyse de ce mobilier céramique, provenant aussi bien de sites localisés au cours de prospection archéologique pédestre que de sondages, a permis de réaliser une synthèse des productions et des importations recensés dans cette micro-région de la moyenne vallée du Rhône.
  26. Jusqu'à la mise en place de la collection "Paléographie hiéroglyphique" à l'IFAO (sous la direction de D. Meeks) et hormis quelques publications ponctuelles (cf. notamment M. Murray, N. de Garis Davies et H.G. Fischer), cet aspect de l'égyptologie a trop souvent été mis de côté. En effet, si la linguistique et la grammaire égyptiennes ont longtemps formé l'essentiel des études à propos des textes égyptiens, une nouvelle approche, centrée sur les signes eux-mêmes (gravés ou peints), s'est développée. Cette approche, encore partielle mais encourageante, permet à l'égyptologie de prendre ses distances avec les multiples fontes et logiciels permettant la transcription des inscriptions hiéroglyphiques. Au travers de cet article, et à l'aide de divers exemples issus de mastabas de l'Ancien Empire, je tente de démontrer l'utilité de la paléographie hiéroglyphique pour les recherches à venir - qu'elles se fondent sur les documents de l'Ancien Empire ou des autres périodes. Ainsi, bien que les particularités observables dans l'écriture hiéroglyphique n'aient pas toujours d'implication sémantique dans la compréhension des textes, leur examen minutieux ne pourra qu'être bénéfique pour une meilleure compréhension du système d'écriture égyptien et de son rapport à l'image, si souvent souligné.
  27. La construction, par l’entreprise SEMCODA SA, de 67 logements et d’un local artisanal à Villars-les-Dombes (Ain) sur les parcelles BR 67 et BR 68, a donné lieu à une opération d’archéologie préventive, réalisée du 2 au 27 février 2015 par la société ARCHEODUNUM SAS. Le site, d’une emprise de 1200 m², se situe dans le village actuel de Villars-les-Dombes, en périphérie immédiate du bourg médiéval. La poype, motte castrale et siège de la seigneurie médiévale des Villars, est située à quelques dizaines de mètres à l’est du site. La fouille a mis en évidence un espace périurbain occupé du xie au xiiie s., ainsi qu’aux époques modernes et contemporaines. Les occupations médiévales sont caractérisées par des structures agricoles (silos fossoyés), des constructions sur poteaux et des activités de transformation (foyers successifs, scories métalliques, etc.). Ces vestiges témoignent des usages successifs d’un espace périurbain dont la fonction fluctue dans le temps. Le principal vestige de l’occupation médiévale est un important four de tuilier du début du xiiie s. bénéficiant d’un bon état de conservation. Il se présente sous forme d’un four quadrangulaire de 4,30 x 2,50 m, excavé et parementé d’adobe lié à l’argile, accompagné d’une fosse de travail excavée. Les deux fosses sont reliées par un alandier voûté, creusé en sape dans le terrain naturel. Les piles partiellement conservées et les briques issues de l’effondrement du four permettent de restituer une sole en briques alternées. La production du four, dont témoignent de nombreux ratés de cuisson, est constituée de tuiles canal. Aucune autre structure de l’atelier de tuiliers de Villars n’a pu être mise en évidence dans l’emprise de fouille. Le four lui-même connait un usage limité dans le temps, avant d’être abandonné et de voir sa fosse de travail partiellement recreusée pour servir de mare. L’occupation moderne et contemporaine témoigne de l’extension, tardive, du bourg de Villars-les-Dombes hors de ces fortifications médiévales. Ainsi plusieurs bâtiments en pierre, maçonnés au mortier de chaux, ont pu être identifiés pour la fin de la période moderne et le début de la période contemporaine.
  28. Le « chantier B » de Kition-Bamboula, fouillé de 1981 à 1989, a livré peu de restes fauniques en dépit de son extension et du nombre de structures explorées (tableau 2) ; on y a ainsi dénombré 253 restes de mammifères dont 184 ont été déterminés, 10 d’oiseaux, 14 de poissons, et 31 de coquillages1. Sur l’en- semble du site de Bamboula, ils s’ajoutent aux restes déjà publiés provenant du sondage LN 13, dont un niveau (locus 314) est daté du Bronze récent 2, et au lot recueilli dans le bassin 417, dont le remplissage est daté du iiie s. av. J.-C.3. Le matériel faunique des fouilles du « chantier B » a été étudié lors d’une mission à Larnaca en no- vembre 20104. Les ossements d’oiseaux et de poissons ont été exportés au laboratoire d’archéozoologie de l’UMR 5140 (CNRS, université Paul Valéry de Montpellier) à l’issue de cette mission afin d’être analysés dans les meilleures conditions5.
  29. Amphorae used for storing and exporting wine were produced in number of pottery workshops located in Gallia Narbonensis (south France) from the Augustan period to the 4st. The shapes of most of these amphorae correspond to a regional pottery tradition consisting on globular or ovoid bodies with flat bases. However, some pottery centres also adopted and imitated Italic and Hispanic prototypes with pointed bases, which were produced simultaneously. The present study reports on new archaeometric research conducted on amphorae (Gauloise 1, 2, 3, 4, Dressel 1 and Dressel 2-4 types) and tableware from the pottery workshop located at Lattara (Lattes, Hérault). Although no pottery kiln has been recovered at this Roman settlement, the excavation of the southern area near the port provided a massive pottery dump dated to the 1st century AD. It consisted on fragments of amphorae mixed with adobe and bricks pertaining to kiln structures and a succession of clay deposits and layers of ash and charcoal. The chemical, mineralogical and petrographic composition of the pottery sherds was examined through XRF, XRD and thin section analysis. Provenance was investigated by comparing the geochemical composition of the pottery sherds with seven clayey sediments and two building materials. The study revealed that the Gauloise 1 and 4 (the former intended for local-regional diffusion and the second for large-scale trade) were the main amphora types produced at Lattara; tableware and building materials were also manufactured at this site while the local amphorae repertoire also included a few Gauloise 3 and Dressel 2-4; Specific technological processes involved in the pottery manufacture (i.e. raw materials processing and firing) were also determined. Furthermore, a few imports of Gauloise 1, 2, 3 and Dressel 1 types from other pottery workshops were also detected within the dump.
  30. Les techniques d’enregistrement de l’archéologie du bâti sont génératrices d’une très lourde documentation de terrain. La mise en œuvre d’un SIG “3D” pour l’architecture est à même d’en simplifier la gestion. Tout d’abord initié pour l’étude d’une domus sur le site de Rirha (Maroc), l’outil a été repensé comme une base de données spatialisée dans le cadre d’une opération liée au PCR Les ports antiques de Narbonne : en cours d’élaboration à Gruissan (Aude), le SIG “3D” s’avère également être un outil d’aide à la restitution des volumes, et d’expertise quant à la faisabilité de la modélisation 3D des vestiges, mais aussi de questionnement durant le déroulement du chantier archéologique. Pessac (France) 27, 28 et 29 novembre 2013 Conditions d'utilisation : l'utilisation du contenu de ces pages est limitée à un usage personnel et non commercial. Tout autre utilisation est soumise à une autorisation préalable. Contact : Acquisition des données archéologiques en 3D : vers un outil de ges-tion dynamique en 3D pp.107-112