2014

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  2. La découverte de gerbes de seigle carbonisées sous les couches de destruction d’une cabane pastorale altomédiévale, à 1950 m d’altitude dans les Pyrénées cerdanes en 2002, a été à l’origine d’un programme de prospections et de fouilles pédoarchéologiques. Il s’est concentré sur la nature des sols contenus derrière les murs de terrasses visibles sur les pentes parfois raides, entre 1500 et 2000 m d’altitude. La réalisation d’une carte des zones terrassées puis l’identification, la caractérisation et la datation des paléosols ont permis de mettre en évidence une phase de mise en culture des pentes d’une soulane du massif granitique du Carlit dès le Néolithique Final et l’âge du Bronze. En Haute-Corse, les mêmes méthodes éprouvées dans les Pyrénées orientales ont permis de démontrer une histoire pédosédimentaire plus complexe que celle communément admise et une agriculture sur des champs étagés en terrasses dès l’âge du Bronze, dans des espaces aujourd’hui occupés par le maquis, comme dans le Désert des Agriate. Une des causes de ce changement dans l’occupation des sols est vraisemblablement à rechercher dans l’amélioration climatique reconnue en Europe au cours de l’âge du Bronze, mais ce n’est certainement pas la principale. Ce ne sont pas non plus une augmentation démographique conséquente et rapide, invisible à partir des sites connus, ni une recherche de refuge dans une période troublée, causes habituellement évoquées pour ces mutations, qui permettent d’aboutir à ce constat. Il s’agit plutôt d’un mouvement inéluctable d’occupation progressive de toutes les niches écologiques favorables à l’agriculture et au pastoralisme.
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  4. Bien que les périodes du Bronze moyen et du début du Bronze final aient bénéficié ces dernières années d’une meilleure définition de leur périodisation et de leurs com-posantes culturelles en provence, il manquait un bilan pre-nant en compte l’ensemble des documents de cette région, réexaminés à l’aune de ce cadre chrono-culturel réactualisé. cet article propose donc une synthèse des données concer-nant l’habitat, les pratiques funéraires et les dépôts d’objets métalliques pour ces périodes. si les formes de l’habitat sont encore largement méconnues, en raison de leur caractère fugace, les pratiques funéraires montrent une grande varia-bilité avec au moins huit modalités différentes en ce qui concerne le lieu de sépulture, la morphologie générale de la tombe, le mode de dépôt et le traitement du corps. nombre de ces caractères traduisent une continuité avec les traditions du Bronze ancien régional. cependant, avec l’avènement du Bronze final, certains éléments novateurs marquent une rupture, comme des pratiques de crémations plus codifiées ainsi que l’apparition de présumées défuntes richement parées. La composition des dépôts de cette époque, de type complexe, tranche également avec les pratiques antérieures caractérisées par la présence d’objets entiers du même type. il ressort néanmoins de ce bilan que cette séquence constitue un cycle d’évolution cohérent qui semble se clore avec l’étape moyenne du Bronze final.
  5. Ce travail constitue une synthèse des données concernant le Bronze moyen et le début du Bronze final dans le quart Sud-Est de la France, restreint aux entités administratives du Languedoc-Roussillon et de Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi qu’au sud de la région Rhône-Alpes et de l’Auvergne. Au début du Bronze moyen, les styles céramiques montrent des affinités avec la péninsule italienne, dont l’origine précise semble néanmoins varier en fonction des secteurs. Une grande cohérence peut également être décelée dans les pratiques funéraires et de dépôts d’objets métalliques. A la fin de cette période, une homogénéisation des styles céramiques, d’affinité toujours italique, concerne une grande partie du littoral méditerranéen. En parallèle, en Auvergne, les caractères méditerranéens disparaissent au profit du style des Duffaitsdu Centre ouest. Au début du Bronze final, une recomposition des espaces culturels est manifeste bien que leurs limites soient largement perméables. Les connexions stylistiques avec le nord de l’Italie restent principalement limitées aux contreforts des Alpes méridionales, de même que l’apparition de sépultures à incinérations. En revanche, la vallée du Rhône voit l’apparition de faciès céramiques intégrant des caractères septentrionaux, évoquant le groupe cannelé méridional de la “culture des Tumulus”, ainsi que de dépôts d’objets métalliques dont la composition et la typologie des objets trouvent également des comparaisons dans la région de la Saône et le Bassin parisien. Ces observations vont donc dans le sens d’une distinction culturelle croissante entre les régions rhodaniennes et alpines lors de l’étape initiale du Bronze final. Elles préfigurent l’ascendance des cultures matérielles nord-alpines qui intéresseront la moyenne et basse vallée du Rhône lors de l’étape moyenne de cette période.
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  7. Les tombes du milieu de l’âge du Fer des plaines languedociennes sont encore fort mal connues. La fouille préventive menée en 2004 sur le site de la Pailletrice, à Pérols, près de Montpellier, a livré quatre tombes à fossé circulaire de la fin du VI<sup>e</sup> s. et du début du V<sup>e</sup> s. av. J.-C. Ces structures sont groupées à proximité immédiate d’un chemin empierré, attesté dès le dernier quart du VI<sup>e</sup> s. av. J.-C. Pour la première fois dans cette région, l’état de conservation du gisement permet d’affirmer le caractère funéraire de tels cercles fossoyés. Le monument le mieux conservé montre un fossé périphérique limitant un tumulus de terre très bas, vers le centre duquel se trouvent un dépôt secondaire de crémation avec son ossuaire et les restes de deux vases en bronze, ainsi qu’une fosse peu profonde contenant des résidus du bûcher. Dans les fossés de tous ces monuments sont conservés des restes plus ou moins nombreux d’amphores et de vases à boire, témoins de possibles cérémonies auprès des tombeaux. Les données livrées par ce gisement sont insérées dans le contexte des pratiques funéraires du premier âge du Fer du Languedoc oriental.
  8. À partir du III<sup>e</sup> s. apr. J.-C., Narbonne se replie derrière ses remparts, laissant les quartiers suburbains et de grands monuments à l’abandon. Mais leur démantèlement, ainsi que celui du capitole, semble effectif à partir de la fin du IV<sup>e</sup> s. et du début du V<sup>e</sup> s. En effet, les recherches récentes menées dans le cadre d’un projet collectif sur les ports antiques de Narbonne ont mis en évidence le réemploi de fragments architecturaux de grands édifices pour l’entretien des zones portuaires. Ces découvertes dans la lagune narbonnaise, datées de la fin du IV<sup>e</sup> s. ou du début du V<sup>e</sup> s., sont contemporaines d’églises paléochrétiennes qui utilisent également des fragments du capitole dans leurs fondations : Saint-Félix, Saint-Julien ou l’église de la place Bistan. Elles soulèvent la question de la gestion par les nouveaux pouvoirs publics de ces monuments païens en pleine loi théodosienne, Narbonne devenant une grande métropole chrétienne.
  9. Les fouilles sur les zones portuaires antiques de Narbonne ont révélé de nombreuses structures en bois (jetées, palées…). L’occupation du site du Castélou et Mandirac, qui s’étend du Ier au V e s. ap. J.-C., offre un cadre exceptionnel pour l’analyse des vestiges ligneux en Gaule méditerranéenne. L’étude de ces vestiges a été réalisée par le biais d’analyses sur le terrain (tracéologie et morphologie) et en laboratoire (xylologie et dendrochronologie). L’analyse des pièces de bois en chêne caducifolié, omniprésent sur le site, a permis la réalisation d’une moyenne dendrochronologique de référence (120 av. à 78 ap. J.-C.). La datation des structures permet de suivre les aménagements dans leur complexité, avec notamment des réparations et des reprises de construction. Ces résultats sont également essentiels pour appréhender les questions paléoenvironnementales et paléoéconomiques relatives à ce site. En effet, outre une meilleure connaissance de l’environnement de la Narbonne antique, il s’agit aussi d’entrevoir les choix ou les contraintes des constructeurs à travers l’observation des types de bois mis en oeuvre, locaux ou importés, travaillés ou utilisés bruts.
  10. La ville de Grasse (Alpes-Maritimes) a fait l'objet d'une évolution urbaine particulière, pour laquelle il semblait que le plan conservé était ini-tialement médiéval. L'archéologie du bâti réalisée sur cinq îlots du centre ancien, menée conjointement avec l'analyse dendrochronologique et l'étude historique, devait permettre de suivre cette évolution architecturale complexe de l'époque médiévale à l'époque moderne. En l'absence de référentiel dendrochronologique pour la région, notre étude s'est concentrée sur la datation des séries de chênes issues de l'échantillonnage. Le chêne est l'essence la plus représentée dans ce bâti et il est probablement d'origine locale. Les résultats de cette étude pluridisciplinaire sont multiples : la construction d'un référentiel régional de chêne, la mise en évidence d'une densification de l'habitat à la fin du Moyen Âge, ainsi que la pratique courante du remploi des pièces de bois. Cependant, à l'issue de cette étude, des questions restent ouvertes : les poutres datées ne concernent que les XV e et XVI e siècles, aucun témoignage de construction avant ou après n'a pu être mis en évidence. Est-ce le biais de l'étude qui repose exclusivement sur le chêne ? La nature des approvisionnements varierait-elle alors au cours du temps ?
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  12. Les différentes facettes de la nature fortement sexuée du dieu Seth sont largement évoquées dans les sources égyptiennes et ce, depuis les traditions les plus anciennes. Partant, on peut s’étonner du fait que, parmi les nombreux surnoms du dieu, aucun ne semble faire clairement état de ce trait distinctif. L’analyse porte ici sur le terme nhr, surnom de Seth principalement attesté dans le Livre de protéger la barque-nechemet, et communément rendu par « le Méchant » ou « le Terrifiant ». Or, l’enquête semble révéler un champ sémantique sans doute plus en phase avec la forte nature sexuelle du dieu.
  13. Quelques remarques à propos d’un article récent publié dans le Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale. Celles-ci concernent l’utilisation d’objets d’époque pharaonique à valeur prophylactique.
  14. L’article présente une stèle d’un modèle rare : imitant l’iconographie des cippes d’Horus, l’objet montre une Isis sur les crocodiles. Le texte du verso, proche du texte A de Daressy, souligne par des formules inusitées le rôle d’Isis magicienne protectrice de son enfant Horus.
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  16. La fouille préventive de Château l'Arc à Fuveau a permis la mise en évidence d'une occupation du Néolithique moyen principalement représentée par des fosses-silos mais aussi par d'autres creusements à la fonction moins précise et quelques trous de poteaux. Le mobilier céramique est peu caractéristique mais autorise une attribution chronologique à la première moitié du 4 e millénaire, ce que confirment les résultats de deux analyses radiocarbones et l'étude de l'industrie lithique. Celle-ci porte notamment sur un ensemble remarquable de 363 pièces issues d'une même fosse. La comparaison de cette occupation avec les données du diagnostic du site voisin de Favary laisse augurer d'une longue occupation de ce secteur de la vallée de l'Arc durant le Néolithique moyen. Abstract The rescue excavation of the site of Château l'Arc (Fuveau, Bouches-du-Rhône, France) led to the discovery of a Middle Neolithic occupation mainly represented by storage pits, along with other dug features and a few post holes. Though the ceramic artefacts display few characteristic features, it is possible to attribute them to the first half of the 4 th millennium, as confirmed by the results of two radiocarbon dates and the study of the lithic industry. In particular, the latter study concerns a remarkable collection of 363 pieces originating from the same pit. Comparisons of this occupation with the data yielded by the archaeological evaluation of the neighboring site of Favary, suggest a long occupation of this area of the Arc valley during the Middle Neolithic period.
  17. En 2011, l'opération archéologique menée sur la Zac du Forum des Carmes à Nîmes (Gard) a révélé les vestiges denses de l'occupation antique et médiévale aux abords de la ville. Les données acquises attestent la présence qu'un important chantier de matériaux fera disparaître à la fin du IV e ou au début du V e s. Après un long hiatus, le couvent des Carmes est établi sur le site à la fin du XIII e s. Il accueille notamment un vaste cimetière. Le site, à quelques 800 m de l'oppidum gaulois, est rural et cultivé au II e s. av. n. è. Il est alors traversé par deux voies, la Domitienne au nord-qui surmonte les fossés d'un parcellaire antérieur et relie Beaucaire à Nîmes-et une autre route au sud qui semble éviter l'oppidum et le contourner. Cette dernière est bordée par un ensemble funéraire regroupant des tombes en faible nombre mais à mobilier précieux. Au début du I er s., une autre occupation funéraire voit le jour le long de la voie Domitienne. Elle est organisée en enclos qui reçoivent des mausolées dont la construction s'étage dans le temps. Des tombes plus simples occupent le fond des parcelles funéraires ; ce sont principalement des dépôts secondaires de crémation. Entre 70 et 90 on assiste à l'abandon d'un premier mausolée mais les élections de sépultures se poursuivent, en moindre nombre et surtout en inhumation jusqu'à la fin du II e s. Les enclos funéraires sont mitoyennes d'un établissement artisanal de tannerie et de pelleterie fondé vers 40 de n. è. et actif jusque dans le courant de la seconde moitié du II e s. Les parties qui en ont été dégagées correspondent à des espaces de production dont les équipements (des cuves, un four et un puits) ne cessent d'être restaurés. Entre l'établissement et l'enceinte urbaine, se développe une grande carrière d'extraction de terre exploitée dans les deux ou trois premières décennies de notre ère et qui sert ensuite de dépotoir pour les habitants du quartier mais surtout à ceux de la ville. La carrière devient ensuite, alternativement, une zone d'emprunt de matériaux et de déblais de gravats. Au tournant des IV e et V e s. de n. è., le site est à nouveau et brièvement occupé. Un ou deux bâtiments sont dressés, ainsi qu'un hangar pour les ouvriers et les matériaux d'une vaste entreprise de récupération des pierres du site. C'est à ce moment-là que les enclos et les mausolées sont abattus et disparaissent du paysage. Après un long hiatus, le site est réoccupé à la fin du XIII e s. par les frères Carmes qui y font bâtir leur couvent. L'emprise de l'établissement religieux fouillée en 2011 couvre une partie d'un vaste cimetière. Celui-ci n'est pas d'un seul tenant mais divisé en plusieurs secteurs qui ont été aménagés progressivement. Un campo santo est installé à la fin du XIII e s. ou le début du XIV e s. Il est bordé de trois puis de quatre galeries délimitées par des caveaux et des arcades, puis, au-delà par des espaces funéraires en aire ouverte. À l'est, un bâtiment également funéraire le ferme. La partie septentrionale du cimetière a reçu un monument imposant décoré de scènes de deuil et à vocation manifestement oratoire. La population ensevelie aux Carmes se caractérise par sa relative jeunesse et par la fréquence des pathologies qui laissent supposer qu'elle est principalement issue d'une classe éprouvée, laborieuse. L'historiographie indique la destruction du couvent par les religionnaires dans les années 1560 et l'archéologie atteste un saccage des monuments ornés du cimetière, une remise en état partielle, puis une destruction programmée du site avec récupération de tous ses matériaux, du sol (dalles de pavage) aux toits (tuiles). Seules des pierres moulurées, de remploi plus malaisé, ont été laissées sur le site. Elles témoignent d'élévations dressées en calcaire blanc avec des baies à remplages de style gothique. Après le départ des frères Carmes, le site reste en friches ou en culture quelques décennies. Au XVII e s. il est traversé par l'enceinte de Rohan. Au XVIII e s. les Carmes reprennent possession de leur enclos et y font dresser une église et un bâtiment conventuel qui deviendront théâtre puis grand magasin aux XIX e et XX e s.
  18. Le village de plaine en Languedoc oriental au premier Moyen Âge est principalement construit en matériaux périssables avec des toitures de végétaux et des murs de terre crue qui ont laissé peu de traces détectables, même par l’archéologie. Prospections, études d’archives et plusieurs découvertes récentes permettent d’en percevoir le nombre, la forme, l’évolution et l’économie. Entre le IXe et le XIIe siècle, les villages de plaine sont de taille et de morphologie comparables et forment un maillage dense, étant implantés à un ou deux kilomètres de distance. Ce ne sont pas des fondations ex nihilo : ils paraissent succéder aux villas antiques dont ils occupent les terroirs, avec un léger déplacement et une transformation topographique lente. Cela se traduit par la division, dès le Ve siècle de notre ère, de l’établissement domanial unitaire antique en multiples exploitations regroupées de manière lâche d’abord, puis, à partir du IXe siècle environ, de façon plus dense et groupée autour de l’église. Parallèlement au groupement des maisons, on assiste à la formation d’un vaste quartier de stockage des récoltes en silos qui est systématiquement aménagé aux abords du village et qui est manifestement géré par la communauté des villageois. Outre l’aire d’ensilage, l’église et le cimetière sont également d’usage partagé, de même que certains puits et fours. Dans les villages qui perdurent au-delà du XIIe siècle et qui se fortifient, le rempart est également un ouvrage collectif, bâti et entretenu par l’ensemble des habitants. La maison de village présente un plan simple, de forme rectangulaire, d’une à quatre pièces. Sa superficie varie de 25 à 100 m2 ; le plus souvent elle est autour de 50 m2. Elle dispose souvent d’un vide sanitaire et d’un plancher de bois, d’un foyer et plus rarement d’une cheminée ou d’une cave. L’économie villageoise est principalement agricole, c’est-à-dire céréalière et viticole. L’élevage est pratiqué, notamment celui des ovicaprins pour leur viande, leur lait et leur laine. L’artisanat est varié sans doute largement à usage autarcique. Certains produits cependant sont échangés, ce qu’atteste la présence d’objets et de monnaies signalant un commerce direct ou indirect jusqu’en Afrique du Nord, Italie, Espagne et Anjou.
  19. L’établissement du Mas Desports est localisé sur une légère éminence bordant l’ancien rivage de la corne nord-orientale de l’étang de l’Or, en petite Camargue. Les prospections menées à la fin des années 1980 par Claude Raynaud et François Favory ont mis en évidence sept zones de concentration de mobilier avec une première occupation datée du Néolithique et une réoccupation au milieu IIe s. av. J.-C. jusqu’à nos jours. Mas Desports présente – en sus de son nom – tous les caractères d’un établissement portuaire : topographie d’interfluve, situation sur les axes majeurs de circulation. Ces caractères ont été confirmés et amplifiés par les prospections archéologiques qui ont mis l’accent sur la multiplicité, l’étendue et la hiérarchisation des secteurs occupés, ainsi que sur la densité des fragments de céramique d’importation méditerranéenne. La position centrale du Mas Desports au sein du peuplement littoral du Languedoc oriental a, en partie, justifié une nouvelle opération de prospection durant l’automne 2012, afin de compléter et préciser la documentation.
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  23. Recherches sur une catégorie de céramiques liées au commerce du poisson.
  24. In 2012, excavations in the Kition-Pervolia Iron Age necropolis led to the discovery of an intact rock-cut tomb, which was used for several burials in the 5 th century B.C. Among the 14 individuals buried in the chamber, the remains of two children were found, obviously in association with remains of a goose. This article presents the results of a collaborative study led by archeozoologists (A.G, F.B and L.G.P.), in collaboration with an archaeologist (S.F.) and an anthropologist (N.D.). It addresses the general context of the tomb and of its findings and concentrates on the process and meaning of the goose deposition.
  25. Le projet de Lattes intervient à la suite d’initiatives similaires dans le bassin méditerranéen. Son objectif est de donner une image réelle et donc muséographique d’une maison de la fin de l’Âge du Fer et d’apprendre à travers elle les procédés de construction autant que la fouille d’une architecture de terre crue. Le projet s’inspire d’une maison fouillée sur le site qui réunit trois corps de bâtiments : la difficulté a été de choisir comment restituer les parties hautes et quel type de couverture adopter, sachant que peu d’éléments archéologiques permettaient de trancher. Le choix du type méditerranéen des toitures plates s'est révélé adéquat pour résoudre les problèmes de jonction entre les différents corps de bâtiment et pour son adaptation au milieu urbain dense. Le montage des murs s’effectue avec l’appui de professionnels et de bénévoles, majoritairement avec de la terre du site, selon les techniques de la bauge normande, des boulettes projetées et du pisé. Un effondrement de deux poutres soutenant la toiture a été restauré à l’aide d’adobes. Des essais, en marge de la restitution de la maison, ont permis d’évaluer la productivité d’une technique par rapport à une autre et, en laissant se dégrader les constructions, de les étudier par des techniques de fouille. Le bilan après ces six campagnes offre une réflexion sur les principes constructifs autant que sur l’organisation sociale du travail (professionnels/hommes-femmes-enfants/temps/entretien, etc...) et reste à poursuivre.
  26. Cet article, présenté en deux parties, présente les fouilles et les études pluridisciplinaires menées à Tell Al-Rawda (Centre-ouest de la Syrie, Bronze ancien IV) et dans ses environs entre 2007 et 2010.
  27. Compte-rendu de la deuxième journée d'études consacrée aux objets de luxe importés de l'océan Indien dans le monde méditerranéen. Cette étude aborde le cas de deux produits fournis par la mer : les perles naturelles et l'écaille de tortue.
  28. Le indagini archeologiche sulla collina di Castello di Annone hanno restituito una notevole quantità di frammenti di terra consolidati da fenomeni di combustione. L'analisi di questi resti ha permesso di individuare alcune delle caratteristiche costruttive di epoca neolitica e la presenza di forni mobili databili all'età del Ferro.
  29. Les recherches menées sur l’oppidum de Pech Maho à Sigean (Aude, France) ont principalement documenté la phase récente du site (fin ive-fin iiie s. av. J.-C.). C’est en particulier le cas du quartier méridional ou îlot I, adossé au rempart, qui comporte alors plusieurs bâtiments abritant un certain nombre de fonctions économiques, entre stockage et travail du métal. Le réexamen des données de fouille anciennes concernant l’une des maisons de ce quartier, interprétée jusque là comme une probable résidence de marchand ou d’artisan, invite aujourd’hui à en proposer une nouvelle lecture. L’attribution à un dispositif artisanal d’une meule de dimensions importantes mise au jour dans ce contexte témoigne en effet d’une activité de mouture dépassant les besoins d’une simple maisonnée. La confrontation avec le reste du mobilier, notamment céramique, évoque ainsi un espace spécialisé associant la mouture à d’importantes capacités de stockage et de redistribution. Enfin, l’emploi intense de l’écriture ibérique doit ici être mis en relation avec la tenue de comptes et, plus généralement, avec la vocation économique de ce bâtiment. Le degré de spécialisation de ce dernier renvoie de manière plus générale au mode de fonctionnement et à l’organisation interne de ce site à vocation emporique, caractérisé par l’omniprésence des activités d’échange et de production, pour certaines manifestement contrôlées par les représentants d’un pouvoir local.
  30. Plusieurs rituels ont été identifiés parmi les nouveaux papyrus hiératiques exhumés sur le site de Tebtynis, en particulier les premiers actes du rituel du culte divin journalier qui consistent en la préparation et la purification du souverain (i.e. de l’officiant). Ces éléments ne sont pas conservés dans les deux versions publiées récemment par Gl. Rosati et J. Osing ; ils s’apparent très fortement à ceux développés dans le pBerlin 13242 publié par S. Schott et un autre fragment inédit conservé à Copenhague (pCarlsberg 658).