2013

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  2. Les techniques d’enregistrement de l’archéologie du bâti sont génératrices d’une très lourde documentation de terrain. La mise en œuvre d’un SIG “3D” pour l’architecture est à même d’en simplifier la gestion. Tout d’abord initié pour l’étude d’une domus sur le site de Rirha (Maroc), l’outil a été repensé comme une base de données spatialisée dans le cadre d’une opération liée au PCR Les ports antiques de Narbonne : en cours d’élaboration à Gruissan (Aude), le SIG “3D” s’avère également être un outil d’aide à la restitution des volumes, et d’expertise quant à la faisabilité de la modélisation 3D des vestiges, mais aussi de questionnement durant le déroulement du chantier archéologique.
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  4. À partir de l'observation d'un paysage agraire actuel, la résolution spatiale des assemblages de gastéropodes terrestres a été analysée. Les résultats montrent que chaque assemblage malacologique correspond le plus souvent à un habitat, voire au plus à deux habitats accolés. Leurs implications en paléomalacologie permettent de discuter des reconstitutions des paléopaysages, et notamment de l'ampleur spatiale des défrichements néolithiques dans le Sud-Est de la France.
  5. Cette contribution concerne les vestiges d’un espace culinaire mis au jour à l’intérieur d’un bâtiment interprété comme une tour, située dans l’emprise de la <i>villa</i> de Saint Bézard (Aspiran, Hérault). Après une introduction présentant un bref état de la recherche sur les espaces culinaires en Narbonnaise centrale, l’étude commence par une présentation de cet édifice inclus dans un vaste complexe agricole et artisanal organisé autour d’une <i>villa</i>. La chronologie de la tour (I<sup>er</sup>-IV<sup>e</sup> s.) et ses caractéristiques architecturales et fonctionnelles sont ensuite abordées. La pièce culinaire et ses aménagements internes sont présentés en détail, tout comme les mobiliers associés, notamment les carporestes dont l’analyse apporte des éléments décisifs permettant de localiser ici une activité de boulangerie. <i>In fine</i>, on s’interroge sur la place de la consommation de pain en contexte rural en soulignant l’importance de la diffusion des moulins à sang ou hydrauliques, destinés à la production de farine panifiable, entre le I<sup>er</sup> s. et le III<sup>e</sup> s. apr. J.-C.
  6. L’établissement de la Lesse à Sauvian (Hérault) a été fouillé dans le cadre d’une opération d’archéologie préventive au cours de l’hiver 2008 2009. Sur le site, une première ferme voit le jour au tout début de la période augustéenne. Elle est de taille réduite, avec des bâtiments disposés autour d’une cour centrale. Vers le changement d’ère, l’établissement est agrandi. Il se dote d’installations de confort. Face aux appartements, desservis par une galerie, un balnéaire et une cuisine occuperaient l’aile orientale de la <i>villa</i>. Une pièce est dotée d’un foyer encastré, reste probable d’un âtre de cheminée. À la surface de ce foyer, des empreintes de forme circulaire paraissent indiquer l’emplacement de pots pour la cuisson des aliments. La fouille de cette pièce a livré un abondant mobilier. On y relève de nombreux fragments de vaisselle en céramique et une concentration particulière de coquillages. Cependant, ces éléments restent peu évocateurs d’un espace de préparation culinaire.
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  9. Introduction au dossier <i>Cuisines et boulangeries en Gaule romaine</i>.
  10. Les recherches menées depuis 2006 sur l’<i>oppidum</i> de La Sioutat à Roquelaure (Gers) donnent aujourd’hui un éclairage nouveau sur la Protohistoire récente de cette zone du Sud-Ouest français. Actif dès le VI<sup>e</sup> s. av. J. C., le site connaît une période de développement à la fin de l’âge du Fer avec la mise en place d’un système d’occupation en terrasses sur le versant sud. Le dernier quart du I<sup>er</sup> s. av. J. C. est marqué par la construction de deux maisons, partiellement explorées. La première correspond à une bâtisse rectangulaire organisée autour d’une cour et d’une pièce postérieure, encadrées par deux couloirs ou pièces de service. Dans un second temps est édifiée une maison beaucoup plus vaste présentant toutes les caractéristiques d’une <i>domus</i> italique. Il s’agit d’un bâtiment de prestige, qui témoigne tant par sa position que par ses volumes extérieurs ou par sa riche décoration murale du statut social très élevé du propriétaire. Au-delà, le cas de Roquelaure amène à s’interroger sur les modalités concrètes de la transition urbaine, expérimentée par les agglomérations indigènes durant la seconde moitié du I<sup>er</sup> s. av. J. C.
  11. Comment peut-on définir les activités de mouture en Gaule Narbonnaise durant l’Antiquité tardive ? Quelle place occupaient-elles dans la sphère familiale ? Les meuneries hydrauliques et les boulangeries, bien représentées dès le Haut Empire, se sont-elles développées, ou ont-elles régressé ? Comment s’organisaient le commerce des meules et leurs centres de production ? Ces thèmes sont abordés à travers l’étude de l’un de ces centres, celui de Saint Quentin la Poterie dans le Gard. Attesté dès le Haut-Empire, il fut particulièrement dynamique au cours des V<sup>e</sup>-VI<sup>e</sup> s. apr. J.-C. Il comprend un site d’extraction divisé en concessions. Quatre établissements ruraux liés à son exploitation abritaient des ateliers de taille de meules. L’un d’eux, la <i>villa</i> de Roquésis, a fait l’objet d’une fouille programmée. Les types de meules produits à Saint Quentin la Poterie sont par ailleurs confrontés avec ceux reconnus, plus largement, dans les habitats de Gaule méridionale durant l’Antiquité tardive. Issus de diverses meulières, ils nous renseignent sur les grandes catégories de moulins alors employées, et sur leur évolution.
  12. Le site de Château-Bas à Vernègues (Bouches-du-Rhône), surtout connu pour son temple romain augustéen, a livré une série cohérente de piliers décorés soit de serpents ondulants, soit de baguettes droites. Ces piliers restent pour l’instant dépourvus de parallèles connus. La découverte d’un fragment de ces piliers en remploi dans une structure du I<sup>er</sup> s. apr. J.-C. atteste la datation antique de ces réalisations. L’étude architecturale des fragments et leur mise en regard avec d’autres éléments sculptés de Gaule du Sud permettent de suggérer une datation autour du changement d’ère. L’originalité de ces pièces est peut-être à chercher dans l’emprunt et l’adaptation de schémas architecturaux italiques (base attique, chapiteau toscan) à un type de monument (pilier, stèle) et à un décor (serpent) attestés au second âge du Fer dans la basse Provence.
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  18. The investigations carried on the DNA of the royal mummies published in february 2010 have provided material for a new genealogical tree for the royal family of the late XVIIInth dynasty. After discussing the reliability of this study, a close examination of these results leads to the conclusion that some genetical links excaped to the team of geneticians. The most significant being the fact that Yuya shares with his son-in-law Amenhotep III about 1/3 of genetical inheritance. It is consequently proposed that Yuya was an uncle of Amenhotep III, Mutemwiya being his sister. This means that queen Tiyi was in fact an actual cousin of Amenhotep III. Extrapolating to the next generation it is also suggested that Amenhotep IV – Akhenaten equally married his own cousin, Nefertiti, whose parents were related to both Amenhotep III and Yuya. This would explain why the DNA of Amenhotep IV – Akhenaten (mummy KV 55) and that of Nefertiti, identified to mummy KV 35 YL, were looking like that of siblings. It is also suggested that Tutankhamun was the seventh child of Amenhotep IV – Akhenaten and Nefertiti in accordance with some reappraised epigraphic evidences, and that Mutemwiya is no other than the mummy KV21A. A new genealogical tree based on DNA and epigraphic data is given in conclusion.
  19. Les sols d'occupation néolithiques ont longtemps été considérés comme non conservés sur les sites de plateau. Les nappes de mobilier retrouvées en Beauce (région Centre) et datées de la fin du Néolithique ont été alors régulièrement interprétées comme des couches remaniées bien que les contextes géomorphologiques et pédologiques ne soient pas précisés. Par conséquent, les nappes de mobilier conduisent à s'interroger sur le caractère en place du mobilier et sur les processus taphonomiques expliquant leur conservation. Cet article présente ainsi la démarche géoarchéologique adoptée et fondée sur les concepts de la pédologie et de la micromorphologie des sols. Les résultats ont ainsi permis d'identifier des sols de cour et de préciser leur statut au sein de ce type d'espace.
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  25. Ce rapport présente les résultats préliminaires des travaux de terrain de la mission archéologique syro-française de Ras Shamra – Ougarit qui se sont déroulés en 2009 et 2010. Sur le tell de Ras Shamra, l’étude de la ville d’Ougarit au Bronze récent s’est poursuivie sur plusieurs chantiers (« Rempart » et « Grand-rue » avec la fouille d’un puits en eau, « pont-barrage », étude du quartier à l’est du Palais royal), au travers de l’étude des techniques de construction (taille de la pierre), et par une nouvelle opération portant sur la Maison dite « de Yabninou ». Deux opérations (sondage dans le secteur du temple dit « de Dagan » et prospection géoradar) ont privilégié l’approche diachronique afin de mieux comprendre l’évolution urbanistique de la cité. Les travaux géoarchéologiques de la mission ont porté également sur le site voisin de Ras Ibn Hani afin de reconnaître l’évolution géomorphologique du tombolo au cours de l’Holocène. Au cours de ces deux campagnes, de nombreuses études portant sur le matériel archéologique et épigraphique des fouilles anciennes et récentes se sont par ailleurs poursuivies dans les musées de Damas, d’Alep et de Lattaquié.
  26. Le diagnostic réalisé sur le site de Cargèse - Rondolino se situe sur un ensemble de parcelles acquises par des particuliers au hameau de Paomia sur la commune de Cargèse. Il intervient, sur une demande volontaire des propriétaires, en amont de travaux d’aménagement en abord d’une construction individuelle.
  27. Faunal assemblages from different archaeological contexts are presented here as examples of different methods of zooarchaeological interpretation. The aim of this contribution is to discuss the interpretation of bone assemblages according to the context and what is to be considered as relevant against the background of all species/anatomical elements present in the faunal record, in relation to religious practices or not. Emphasis will be given to specific bone assemblages from protohistorical contexts in southern France and their interpretation. The main purpose of the methodology of the zooarchaeological analyses is to give comprehensive information about human behaviour in ritual or non-ritual procedures.
  28. L'occupation protohistorique du site du Roc de l'Aigle (Nant, Aveyron) se développe entre 500 et 375 av. J.-C., soit à la transition entre le premier et le deuxième âge du Fer. L'analyse de sa faune permet donc de retracer les caractéristiques de la subsistance, les choix d'élevage et les habitudes alimentaires d'une population à un niveau très local, qui est celui d'un habitat, mais aussi à plus grande échelle en contribuant à l'étude de l'économie méridionale au cours du Ve av. J.-C. L'analyse concerne les restes osseux et dentaires de mammifères. Elle exclut toutefois la microfaune, l'avifaune, l'ichtyofaune et la malacofaune.
  29. Les techniques d’enregistrement de l’archéologie du bâti sont génératrices d’une très lourde documentation de terrain. La mise en œuvre d’un SIG “3D” pour l’architecture est à même d’en simplifier la gestion. Tout d’abord initié pour l’étude d’une domus sur le site de Rirha (Maroc), l’outil a été repensé comme une base de données spatialisée dans le cadre d’une opération liée au PCR Les ports antiques de Narbonne : en cours d’élaboration à Gruissan (Aude), le SIG “3D” s’avère également être un outil d’aide à la restitution des volumes, et d’expertise quant à la faisabilité de la modélisation 3D des vestiges, mais aussi de questionnement durant le déroulement du chantier archéologique. Pessac (France) 27, 28 et 29 novembre 2013 Conditions d'utilisation : l'utilisation du contenu de ces pages est limitée à un usage personnel et non commercial. Tout autre utilisation est soumise à une autorisation préalable. Contact : Acquisition des données archéologiques en 3D : vers un outil de ges-tion dynamique en 3D pp.107-112
  30. La evolución de las sociedades indígenas del territorio situado entre el Ródano y los Pirineos se inscribe en un contexto europeo más global, donde se suele aceptar un refuerzo de las estructuras de poder que se manifesta particularmente por la emergencia del fenómeno urbano y la afirmación de una verdadera aristocracia. A menudo presentada como un periodo de rupturas, la primera Edad del Hierro se caracteriza efectivamente por una serie de cambios, perceptibles a nivel del hábitat, la cultura material o las prácticas funerarias. Esta noción de ruptura, sin embargo, debe ser matizada respecto a la visión a veces deformada que tenemos de las sociedades de la Edad del Bronce. En efecto, la modelización de estos procesos en términos de antropología social privilegia la idea de sociedades más o menos igualitarias y no totalmente sedentarizadas, que evolucionan durante la Edad del Hierro hacia sociedades de tipo pre-estatal. La aparición y el posterior desarrollo de la metalurgia del hierro, la acentuación de las interacciones con el mundo mediterráneo o la estructuración de territorios políticos acompañan efectivamente a partir del siglo VIII a.C. a un proceso de construcción identitaria en el cual las formas de poder existentes se vuelven más legibles en el registro arqueológico. A pesar de ello, más que una ruptura, la primera Edad del Hierro muestra ante todo la aceleración de procesos dinámicos iniciados anteriormente, y más precisamente durante el Bronce final.