Dans le cadre des recherches archéologiques menées sur la ville portuaire de Lattara (Lattes, Hérault) a été récemment mis au jour par Gaël Piquès (CNRS-ASM, France) et Benjamin Luley (Gettysburg College, USA), un établissement daté entre 125 et 75 av. J.-C., qui s’apparente à une taverne ou une possible auberge. Il s’agit pour l’heure du plus ancien établissement public de ce type attesté en Gaule.

 

Situé à l’entrée nord de la ville, intra muros, il se compose de deux corps de bâtiment donnant sur une cour, l’un abritant une cuisine et l’autre, deux salles contiguës (avec étage ?) dont la mieux conservée disposait de banquettes en terre, agencées le long des murs autour d’un foyer. Outre la présence de cette « salle à manger » et d’une cuisine disposant de trois fours en batterie, l’hypothèse d’un établissement dédié, entre autre à la restauration, s’appuie sur le mobilier représenté. D’une part, la vaisselle à boire et à manger dont les proportions différent de celles de d’habitat, et d’autre part sur des restes de cuisine. Il s’agit en particulier d’un ensemble d’ossements de bœufs et de moutons, jetés dans une couche de remblai à l’occasion d’un nivellement du sol de la cour, dont la quantité de viande qu’il représente dépasse de loin les besoins du cadre domestique.

Crédits photo : Fouilles de Lattes-CNRS
Légende : vestiges d’une ancienne taverne découverte sur l’antique site de Lattara, datée du 2e siècle avant notre ère. Les trois cercles rouges sont des restes de four.

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