Port-la-Nautique, 2016 :

de nouveaux sondages en avril et juillet ont permis de fouiller un dépotoir de l’atelier de potiers correspondant à la démolition et aux rejets de la production d’un des fours : des tuiles surcuites, mais également de la vaisselle, des amphores et des terres cuites décoratives ont été découvertes. Parmi ces terres cuites, un moule représentant la tête de Neptune ou une figure dionysiaque a été découvert, il évoque la fonction portuaire des lieux.

WebNeptune 2016

 

À Port-la-Nautique, au plus près du littoral, un bassin quadrangulaire a été mis au jour cet été, il est interprété comme un captage d’eau douce pour le fonctionnement de la zone portuaire.

 

 

 

 

 

 Bassin quadrangulairePour en savoir plus, rendez-vous sur le carnet de recherche PAN.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Saint-Martin (Gruissan), 2016

Four à chaux du Ve s. ap. J.-C. (cliché G. Duperron)Un témoignage remarquable de l’artisanat de la chaufournerie a été découvert lors de la dernière campagne de fouille. En effet, au nord du site, un four à chaux du Ve s. ap. J.-C. était presque entièrement préservé, sur plus de 2 m de hauteur. D’un diamètre de 3,40 m, il pouvait produire lors de chaque cuisson, qui durait entre 3 et 8 jours, environ 10 tonnes de chaux ! Cette découverte exceptionnelle permet de mieux connaitre les techniques utilisées dans l’Antiquité pour la production de ce matériau, très abondamment utilisé dans la construction romaine.

 

 

 

Tombe tardive fouillée (cliché G. Duperron)Une nécropole paléochrétienne est également en cours de fouille. Un cimetière est implanté à l’emplacement occupé précédemment par le phare et les citernes. Une vingtaine de tombes ont été étudiées. La plupart des sépultures sont constituées d’un coffrage et d’une couverture de dalles de calcaire, mais l’on compte aussi plusieurs inhumations dans des coffres en bois et en amphore. Tous les individus sont inhumés sur le dos avec la tête à l’ouest, conformément au rite chrétien qui s’impose à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 Pour en savoir plus, rendez-vous sur le carnet de recherche PAN Gruissan.

 

 

Le port antique de Narbonne, considéré comme un des plus importants du monde romain, fait l’objet de recherches intensives dans le cadre d’un projet collectif de recherche. Un nouveau partenariat de trois ans (2014-2016) signé entre la Région Languedoc-Roussillon et le CNRS (UMR 5140, Archéologie des Sociétés Méditerranéennes), principaux financeurs de ce programme de recherche), le ministère de la Culture (DRAC et DRASSM), l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et les communes de Narbonne et Gruissan a permis la mise en place d’une équipe de recherche pluridisciplinaire.