Après des fréquentations éphémères à l’âge du Bronze final IIIb et au début du premier âge du Fer (VIIe s. av. J.-C.), l’agglomération indigène se met en place au bas des versants d’une haute colline émergeant des marais, vers 550-525 av. J.-C., et se développe progressivement jusqu’à atteindre une surface d’une dizaine d’hectares. Puis, elle s’éteint plus ou moins totalement autour de 475 av. J.-C. Une deuxième phase débute autour de 400 et perdure jusqu’à la fin du IVe s. av. J.-C. Enfin, une période d’abandon de plus de cent cinquante ans précède l’ultime réoccupation. À partir de 130 et jusque vers le milieu du Ier. s. av. J.-C., Montlaurès est effectivement à nouveau en pleine activité et coexiste avec la jeune colonie romaine de Narbonne (fondée en 118 av. J.-C.), toute proche. L’agglomération regroupe une population plus nombreuse qu’auparavant puisqu’elle couvre alors une vingtaine d’hectares.
Cet ouvrage concerne principalement les niveaux anciens et présente les résultats des opérations récentes comme des précédentes, en partie inédites. Le mobilier, en particulier, a été ré-inventorié et dessiné, ce qui a permis d’isoler des témoignages des premières fréquentations, absents des dernières fouilles stratigraphiques.
Par l’étude du cadre naturel, des productions vivrières, de l’habitat, de la construction, des mobiliers et du commerce, c’est une image complexe des premiers temps de la grande agglomération de Montlaurès qui est esquissée.

 

De Chazelles Claire-Anne, Ugolini Daniela. Montlaurès (Narbonne, Aude) à la fin du premier Age du Fer. Lattes,
Edition de l’Association pour le Développement de l’Archéologie en Languedoc-Roussillon, 2015.
Coll. Monographies d’Archéologie Méditerranéenne (MAM), 36. 614 p.
Bibliogr. ISBN 978-2-9123693-0-7.
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