2015

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  1. Le sujet abordé dans cet article a pour matière principale l’archéologie et s’inscrit dans la lignée des recherches consacrées au peuplement ancien du Languedoc oriental. Cette étude traite d’un inventaire de sites archéologiques localisés en basse vallée de la Cèze, dans le département du Gard et en milieu rural, ainsi que de la mise en perspective de ces établissements dans une synthèse sur les dynamiques de peuplement sur une période comprise entre le IIe s. av. et le VIe s. de n. è. Le travail de synthèse explicitant les dynamiques de peuplement en basse vallée de Cèze s’est appuyé sur un corpus de 84 sites, qui a fait l’objet d’une classification par le biais d’outils statistiques, et d’une spatialisation grâce à l’emploi du SIG. Cette étude a donc pour objectif de donner une première vue synthétique des données issues des campagnes de prospections et des fouilles archéologiques et, en les replaçant dans leur contexte géographique, de caractériser les établissements ruraux gallo-romains afin d’en montrer l’évolution spatiale et chronologique. L’analyse spatiale ici explicitée se donne pour dessein de comprendre les logiques du système de peuplement rural en essayant de répondre à une question principale : quelles sont les modalités de création, de disparition, voire de transformation des établissements antiques ?
  2. Cette étude céramologique, extraite d’un doctorat d’archéologie soutenu en 2014 et portant sur les dynamiques de peuplement en basse vallée de la Cèze du IIe s. av. au VIe s. de n. è., concerne un ensemble d’une trentaine de sites archéologiques antiques. Le matériel céramique issu de deux sondage réalisés sur l’oppidum du Camp de César à Laudun-l’Ardoise a fait l’objet d’études particulières, alors que les tessons localisés sur des sites antiques au cours de campagnes de prospection, ont été intégralement relevé au réel sur le terrain et documentés par la suite. L’analyse de ce mobilier céramique, provenant aussi bien de sites localisés au cours de prospection archéologique pédestre que de sondages, a permis de réaliser une synthèse des productions et des importations recensés dans cette micro-région de la moyenne vallée du Rhône.
  3. Jusqu'à la mise en place de la collection "Paléographie hiéroglyphique" à l'IFAO (sous la direction de D. Meeks) et hormis quelques publications ponctuelles (cf. notamment M. Murray, N. de Garis Davies et H.G. Fischer), cet aspect de l'égyptologie a trop souvent été mis de côté. En effet, si la linguistique et la grammaire égyptiennes ont longtemps formé l'essentiel des études à propos des textes égyptiens, une nouvelle approche, centrée sur les signes eux-mêmes (gravés ou peints), s'est développée. Cette approche, encore partielle mais encourageante, permet à l'égyptologie de prendre ses distances avec les multiples fontes et logiciels permettant la transcription des inscriptions hiéroglyphiques. Au travers de cet article, et à l'aide de divers exemples issus de mastabas de l'Ancien Empire, je tente de démontrer l'utilité de la paléographie hiéroglyphique pour les recherches à venir - qu'elles se fondent sur les documents de l'Ancien Empire ou des autres périodes. Ainsi, bien que les particularités observables dans l'écriture hiéroglyphique n'aient pas toujours d'implication sémantique dans la compréhension des textes, leur examen minutieux ne pourra qu'être bénéfique pour une meilleure compréhension du système d'écriture égyptien et de son rapport à l'image, si souvent souligné.
  4. La construction, par l’entreprise SEMCODA SA, de 67 logements et d’un local artisanal à Villars-les-Dombes (Ain) sur les parcelles BR 67 et BR 68, a donné lieu à une opération d’archéologie préventive, réalisée du 2 au 27 février 2015 par la société ARCHEODUNUM SAS. Le site, d’une emprise de 1200 m², se situe dans le village actuel de Villars-les-Dombes, en périphérie immédiate du bourg médiéval. La poype, motte castrale et siège de la seigneurie médiévale des Villars, est située à quelques dizaines de mètres à l’est du site. La fouille a mis en évidence un espace périurbain occupé du xie au xiiie s., ainsi qu’aux époques modernes et contemporaines. Les occupations médiévales sont caractérisées par des structures agricoles (silos fossoyés), des constructions sur poteaux et des activités de transformation (foyers successifs, scories métalliques, etc.). Ces vestiges témoignent des usages successifs d’un espace périurbain dont la fonction fluctue dans le temps. Le principal vestige de l’occupation médiévale est un important four de tuilier du début du xiiie s. bénéficiant d’un bon état de conservation. Il se présente sous forme d’un four quadrangulaire de 4,30 x 2,50 m, excavé et parementé d’adobe lié à l’argile, accompagné d’une fosse de travail excavée. Les deux fosses sont reliées par un alandier voûté, creusé en sape dans le terrain naturel. Les piles partiellement conservées et les briques issues de l’effondrement du four permettent de restituer une sole en briques alternées. La production du four, dont témoignent de nombreux ratés de cuisson, est constituée de tuiles canal. Aucune autre structure de l’atelier de tuiliers de Villars n’a pu être mise en évidence dans l’emprise de fouille. Le four lui-même connait un usage limité dans le temps, avant d’être abandonné et de voir sa fosse de travail partiellement recreusée pour servir de mare. L’occupation moderne et contemporaine témoigne de l’extension, tardive, du bourg de Villars-les-Dombes hors de ces fortifications médiévales. Ainsi plusieurs bâtiments en pierre, maçonnés au mortier de chaux, ont pu être identifiés pour la fin de la période moderne et le début de la période contemporaine.
  5. Le « chantier B » de Kition-Bamboula, fouillé de 1981 à 1989, a livré peu de restes fauniques en dépit de son extension et du nombre de structures explorées (tableau 2) ; on y a ainsi dénombré 253 restes de mammifères dont 184 ont été déterminés, 10 d’oiseaux, 14 de poissons, et 31 de coquillages1. Sur l’en- semble du site de Bamboula, ils s’ajoutent aux restes déjà publiés provenant du sondage LN 13, dont un niveau (locus 314) est daté du Bronze récent 2, et au lot recueilli dans le bassin 417, dont le remplissage est daté du iiie s. av. J.-C.3. Le matériel faunique des fouilles du « chantier B » a été étudié lors d’une mission à Larnaca en no- vembre 20104. Les ossements d’oiseaux et de poissons ont été exportés au laboratoire d’archéozoologie de l’UMR 5140 (CNRS, université Paul Valéry de Montpellier) à l’issue de cette mission afin d’être analysés dans les meilleures conditions5.
  6. Amphorae used for storing and exporting wine were produced in number of pottery workshops located in Gallia Narbonensis (south France) from the Augustan period to the 4st. The shapes of most of these amphorae correspond to a regional pottery tradition consisting on globular or ovoid bodies with flat bases. However, some pottery centres also adopted and imitated Italic and Hispanic prototypes with pointed bases, which were produced simultaneously. The present study reports on new archaeometric research conducted on amphorae (Gauloise 1, 2, 3, 4, Dressel 1 and Dressel 2-4 types) and tableware from the pottery workshop located at Lattara (Lattes, Hérault). Although no pottery kiln has been recovered at this Roman settlement, the excavation of the southern area near the port provided a massive pottery dump dated to the 1st century AD. It consisted on fragments of amphorae mixed with adobe and bricks pertaining to kiln structures and a succession of clay deposits and layers of ash and charcoal. The chemical, mineralogical and petrographic composition of the pottery sherds was examined through XRF, XRD and thin section analysis. Provenance was investigated by comparing the geochemical composition of the pottery sherds with seven clayey sediments and two building materials. The study revealed that the Gauloise 1 and 4 (the former intended for local-regional diffusion and the second for large-scale trade) were the main amphora types produced at Lattara; tableware and building materials were also manufactured at this site while the local amphorae repertoire also included a few Gauloise 3 and Dressel 2-4; Specific technological processes involved in the pottery manufacture (i.e. raw materials processing and firing) were also determined. Furthermore, a few imports of Gauloise 1, 2, 3 and Dressel 1 types from other pottery workshops were also detected within the dump.
  7. Dans la partie nord-est du site, la fouille de la zone 1 (délimitée par un caisson de palplanches destiné à pouvoir travailler sous le niveau de la nappe phréatique) a débuté en 1983 avec pour objectif d’atteindre les niveaux de fondation de Lat¬tara, dont la chronologie est à ce jour fixée au tout début du Ve s. av. J.-C. Les travaux ont été menés à terme en 2015, et le substrat atteint sur l’ensemble de la zone, permettant de disposer d’une nouvelle fenêtre sur les niveaux de la première moitié du Ve s. av. J.-C., période qui se décompose ici en trois phases distinctes, couvrant respectivement les environs de -500 (phase 1T), le premier quart du Ve s. av. n. ère (phase 1S) et le deuxième quart de ce même siècle (phase 1R). La phase 1S, partiellement entrevue en 2014 où elle apparaissait comme l’état le plus ancien, s’est en fait avérée faire suite à une phase antérieure (1T) qui renouvelle sensiblement la problématique liée aux premiers temps de Lattara. En effet, les résultats inédits obtenus à l’issue de ce programme complètent ceux obtenus jusque là par les travaux menés dans la zone 27, dans la partie méri¬dionale du site et publiés dans le tome 22 de la série Lattara (Lebeaupin 2014). La problématique relative aux origines du comptoir protohistorique de Lattara et du rôle joué par les Étrusques s’avère en effet centrale pour pouvoir comprendre les mécanismes ayant conduit à la création de ce point d’interface avec la Méditer-ranée, ses liens avec l’établissement voisin de La Cougourlude et son évolution dans un contexte d’intégration rapide à la sphère d’influence massaliète. La phase la plus ancienne (v. 500-480 av. J.-C.) témoigne d’une implantation sur ce qui se présentait alors comme une étroite langue de sable limoneux issue d’une progradation du delta du Lez, émergeant d’à peine quelques dizaines de centimètres au-dessus du niveau marin. Sur ce paléosol, une division de l’espace est opérée, via la délimitation de parcelles, matérialisées dans un premier par des structures légères de type palissade ou enclos. Rapidement, des apports de matériaux sont réalisés afin d’aménager des axes de circulation parfaitement orthonormés (N/S-E/O) qui reprennent les tracés antérieurs. Dans l’un de ces lots ainsi constitués, une maison en torchis de plan monoabsidial précédée d’un auvent a été mise au jour. Strictement orientée E-O, son état de conservation exceptionnel, dû notamment à la préservation des bases poteaux en bois imbibés d’eau, a permis de restituer un plan original dans le contexte du Midi de la Gaule. Avec une mise en oeuvre et une division de l’espace très régulières, cet édifice appelle la comparaison avec des modèles connus à la même époque en Étrurie, dans des contextes d’habitat rural. Le mobilier céramique associé à cette phase affiche une consonance étrusque très forte. La céramique non tournée indigène, bien que présente, est néanmoins largement minoritaire face aux productions tournées. Parmi celles-ci, on note à la fois la part importante des céramiques communes étrusques (vases à cuire et mortiers) et celle du bucchero nero. Les amphores, qui représentent de loin la plus grande partie du mobilier, sont presque exclusivement étrusques. Cette division régulière de l’espace, qui témoigne d’un schéma d’organisation préétabli qui renvoie à des mécanismes connus dans le contexte d’une entreprise coloniale, synonyme de fondation ex nihilo, est reprise et modifiée durant la phase suivante (v. 480-470 av. J.-C). Il est possible que le rempart archaïque, daté de manière lâche dans le premier quart du Ve s. av. J.-C. et considéré jusque-là comme ayant été construit dès l’origine, n’ait en fait été édifié que durant cette deuxième phase. À ce moment, un chantier de construction est mis en oeuvre, avec un quartier d’habitation dont le schéma, partiellement restitué à partir des mesures observées dans notre fenêtre d’étude, semble montrer qu’il était alors bien adossé au rempart, côté Est, ou séparé de ce dernier par une venelle. Des maisons à plusieurs pièces sont édifiées sur des soubassements en pierre avec des élévations en terre massive ou en adobe. Le fait singulier est que ce chantier de construction soit resté inachevé, un abandon soudain assorti d’un incendie partiel marquant en effet la fin de cette séquence. Chronologiquement, cette rupture est contemporaine de celle observée dans la zone 27 (incendie du quartier étrusque situé de ce côté), autrement dit aux environs de -475. Le tracé incomplet des murs, la présence d’amas de matériaux de construction, la présence de banquettes en bauge inachevées ou encore l’ab¬sence de niveaux de sols bien définis et associés à des structures domestiques, témoignent de l’état d’inachèvement de ce chantier, de fait initié peu de temps auparavant. Dans la partie orientale de la zone de fouille, un appentis en matériaux légers interprété comme un « campement » au milieu de la zone en construction a été incendié, piégeant ainsi un ensemble mobilier où, à côté d’amphores vinaires, l’on retrouve une batterie de vaisselle étrusque particulièrement abondante (bucchero nero et céramique commune) parmi laquelle plusieurs vases servent de support à des graffites en langue étrusque interprétés comme des marques de propriété. L’ensemble de ces observations ne laisse a priori guère de doute quant à l’identité des bâtisseurs. Plus généralement, la place éventuelle accordée à une composante indigène reste difficile à évaluer. Le seul critère de la présence de céramique non tournée est, en effet, à lui seul insuffisant pour autoriser l’hypothèse d’une population mixte. Le mobilier de cette phase montre cependant des évolutions sensibles au regard de celui de la phase précédente. Les céramiques non tournées sont ainsi bien plus nombreuses, représentant près de la moitié d’un répertoire de vaisselle qui tend par ailleurs à se diversifier, avec notamment une proportion désormais significative de céramiques à pâte claire. Autant l’abondance d’une vaisselle de table et de cuisine importées (bucchero nero et céramique commune) semble donc caractéristique des premiers temps de l’installation, autant rapide¬ment une partie des besoins (notamment en termes de préparation et de cuisson des aliments) se voit assurée par des productions locales, sans que cela ne pré¬juge a priori d’une réelle évolution de la population établie sur place. La relative abondance des pâtes claires, principalement représentées par des vases liés à la boisson, conjuguée à une présence significative de vases attiques, est également caractéristique de cette phase. Si un plan d’urbanisme a été conçu dès le départ, les différents quartiers de Lattara n’ont été que progressivement bâtis. Ce chantier a pu s’étaler sur plu¬sieurs mois ou années, expliquant l’apparent décalage observé entre la zone 1 et la zone 27. Ceci étant, dans cette dernière, les fouilleurs avaient déjà émis l’hypothèse d’une occupation de courte durée, soulignant le fait que « il y a bien eu une vie dans ces bâtiments, mais elle a pu ne durer que quelques années, voire quelques mois ; la prolonger sur un quart de siècle paraît excessif » (Lebeaupin, p. 326). On note à ce propos que le faciès mobilier défini de ce côté (phase 27 I1-12) s’apparente bien plus à celui de la phase 1S (de fait calée sur l’intervalle 480-470 av. J.-C.) qu’à celui de la phase 1T. Plus encore, dans cette même zone 27, un paléosol anthropisé (phase 27I3) a été entrevu sous les bâtiments étrusques bâtis à cet endroit. La rareté du mobilier recueilli, conjuguée à l’absence de structures, n’avait toutefois pas alors permis d’individualiser une phase d’occupation réellement antérieure. Il apparaît désormais que, non seulement ce premier état est bel et bien dé¬fini, mais également qu’il semble recouvrir une plage de temps significative, de l’ordre de plusieurs années. La maison absidiale mise au jour dans la zone 1 a ainsi livré une succession de sols associée à plusieurs réfections du foyer central qui, a minima, témoignent d’une certaine durée d’occupation. Les données fournies par la zone 1 nous donnent ainsi l’image d’un site pleinement investi durant les premières années du Ve s. av. J.-C., période durant laquelle est donc opérée une division de l’espace habitable et l’installation d’édifices conçus comme étant à la fois temporaires et non soumis à la contrainte d’un bâti mitoyen. Ce n’est que dans un second temps qu’un vaste programme de construction de tradition méditerranéenne est initié, avec des îlots implantés selon une trame orthonormée. En l’état, laissant de côté la question indigène, l’hypothèse envisagée un temps d’un site mixte caractéristique d’un emporion, où différents quartiers auraient pu abriter des populations différentes, et notamment des marchands méditerranéens autres que des Étrusques (en l’occurrence des Grecs), tend à s’estomper devant celle d’une installation fondamentalement tyrrhénienne (Gailledrat 2015). Plusieurs questions demeurent néanmoins en suspens. Il s’agit en premier lieu des variations de faciès céramique observées entre les deux zones, car en dépit du faciès très «étrusque» de l’ensemble lié à l’un des ensembles fouillés, le mobilier de cette zone pris dans sa globalité accuse un certain nombre d’originalités, liées notamment à une représentation significative de la vaisselle grecque (céramiques à pâte claire et attique). Par ailleurs, les différences architecturales observées entre les zones 1 et 27 s’expliquent peut-être par un simple décalage chronologique ou des fonctionnalités différentes, mais elles invitent également à envisager l’existence de modèles urbanistiques et culturels distincts. Aucun argument ne permet toutefois d’exclure le bâti de la zone 1 des référents tyrrhéniens en la matière. L’autre question non résolue concerne l’éventualité d’une installation encore plus ancienne, déjà envisagée depuis longtemps au vu des mobiliers - encore une fois étrusques - plus anciens (VIe s. av. J.-C.) trouvés de manière erratique en différents points du site (Py 2009, p. 49). L’endroit consistait-il alors en un simple débarcadère précédant géographiquement l’important site indigène sis à La Cougourlude, ou bien abritait-il déjà un habitat permanent ? À l’image de la zone 27, la zone 1 n’a pas livré de niveaux archéologiques antérieurs à -500, mais dans un cas comme dans l’autre, force est de reconnaître que l’on se trouve en périphérie du site, pour ainsi dire au contact de la lagune. L’hypothèse d’une occupation antérieure, dans ce cas plutôt localisée vers le centre de ce qui se présentait alors comme une presqu’île, demeure d’autant plus à vérifier que plusieurs indices, révélés en particulier par le schéma d’implantation mis en place durant la phase 1T, semblent aller dans ce sens.
  8. On considèrera sous cette appellation l’ensemble des céramiques qui, de par leurs caractéristiques techniques et stylistiques, doivent être rattachées aux productions d’ambiance ibérique. Par ce terme il faut entendre, non seulement des productions effectivement issues d’ateliers péninsulaires, et importées en Languedoc, mais également d’autres séries, issues cette fois d’ateliers languedociens ou « ibéro-languedociens ». Les caractéristiques des grandes séries isolées dans l’une et l’autre de ces productions, désignées respectivement par les abréviations IB-PEINT et IB-LANG (Dicocer), ont été décrites (Gailledrat 1997b) : face à l’apparente hétérogénéité de ce matériel, l’existence de groupes offrant des caractéristiques techniques et stylistiques communes permet d’isoler assez aisément les productions ibéro-languedociennes, et en particulier celles du Languedoc occidental pour lequel se pose de manière récurrente la question de ses rapports avec les céramiques à pâte claire de tradition ionienne. Le mobilier importé présente quant à lui, de manière générale, une diversité importante. Les données fournies par le site de Montlaurès apportent à ce titre d’utiles précisions, face au manque relatif de stratigraphies fines pour la fin du premier âge du Fer en Languedoc occidental.
  9. In the northwestern Mediterranean area, the first Iron Age is characterized by intense contacts and cultural interactions between populations. Archaeological remains such as ceramic vessels or metal and glass objects are usually good indicators of the nature and the intensity of these exchanges, but can also be used to determine the way in which these populations were living at their time. In contrast, organic substances, despite their importance in a wide variety of activities, are rarely investigated due to their low degree of preservation. The recent discovery of a series of amorphous organic residues with adhesive properties at the site of Cuciurpula provided a unique opportunity to address questions related to the types of natural substances exploited, their provenance, their uses and their informational input to intercultural relationships. Our results, based on GC and GC–MS analysis of organic residues preserved at the site of Cuciurpula, provide strong evidence for the most southern use of birch bark tar in Western Europe, and also for the simultaneous use of this substance with pine resin. Beeswax was also identified in some samples. The combined study of residue composition, aspect and location on ceramic sherds reveals a variety of uses, highlighting a complex technical system.
  10. Résultats des investigations menées par l'équipe du LA3M durant la campagne de juillet 2015 sur le site paléochrétien et médiéval d'Ereruyk, province de Chirak, en république d'Arménie. Ces travaux d'archéologie de fouille, d'archéologie du bâti, et d'histoire de l'architecture et de l'art, complétés de relevés pierre-à-pierre, de plans et coupes, ainsi que de relevés dessinés de fragments de pierres moulurées et sculptées, avaient pour objectif de compléter la documentation recueillie sur ce site depuis le lancement de la mission en 2009.
  11. La publication d'un passage du papyrus iatromagique de Brooklyn 47.218.2 (col. x+IV, 2-7), traitant de la prévention des fausses-couches, est l'occasion d'appliquer le modèle d'analyse de Simile-Magie élaboré par K.E. Rothschuh. Le passage convoque un faucon et une chatte pour prévenir l'action néfaste de Seth/Apophis et met en œuvre des procédés qui relèvent de l'isodynamie, de la dynamoanalogie et enfin de la chromoanalogie.