2014

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  1. Recherches sur une catégorie de céramiques liées au commerce du poisson.
  2. In 2012, excavations in the Kition-Pervolia Iron Age necropolis led to the discovery of an intact rock-cut tomb, which was used for several burials in the 5 th century B.C. Among the 14 individuals buried in the chamber, the remains of two children were found, obviously in association with remains of a goose. This article presents the results of a collaborative study led by archeozoologists (A.G, F.B and L.G.P.), in collaboration with an archaeologist (S.F.) and an anthropologist (N.D.). It addresses the general context of the tomb and of its findings and concentrates on the process and meaning of the goose deposition.
  3. Le projet de Lattes intervient à la suite d’initiatives similaires dans le bassin méditerranéen. Son objectif est de donner une image réelle et donc muséographique d’une maison de la fin de l’Âge du Fer et d’apprendre à travers elle les procédés de construction autant que la fouille d’une architecture de terre crue. Le projet s’inspire d’une maison fouillée sur le site qui réunit trois corps de bâtiments : la difficulté a été de choisir comment restituer les parties hautes et quel type de couverture adopter, sachant que peu d’éléments archéologiques permettaient de trancher. Le choix du type méditerranéen des toitures plates s'est révélé adéquat pour résoudre les problèmes de jonction entre les différents corps de bâtiment et pour son adaptation au milieu urbain dense. Le montage des murs s’effectue avec l’appui de professionnels et de bénévoles, majoritairement avec de la terre du site, selon les techniques de la bauge normande, des boulettes projetées et du pisé. Un effondrement de deux poutres soutenant la toiture a été restauré à l’aide d’adobes. Des essais, en marge de la restitution de la maison, ont permis d’évaluer la productivité d’une technique par rapport à une autre et, en laissant se dégrader les constructions, de les étudier par des techniques de fouille. Le bilan après ces six campagnes offre une réflexion sur les principes constructifs autant que sur l’organisation sociale du travail (professionnels/hommes-femmes-enfants/temps/entretien, etc...) et reste à poursuivre.
  4. Cet article, présenté en deux parties, présente les fouilles et les études pluridisciplinaires menées à Tell Al-Rawda (Centre-ouest de la Syrie, Bronze ancien IV) et dans ses environs entre 2007 et 2010.
  5. Compte-rendu de la deuxième journée d'études consacrée aux objets de luxe importés de l'océan Indien dans le monde méditerranéen. Cette étude aborde le cas de deux produits fournis par la mer : les perles naturelles et l'écaille de tortue.
  6. Le indagini archeologiche sulla collina di Castello di Annone hanno restituito una notevole quantità di frammenti di terra consolidati da fenomeni di combustione. L'analisi di questi resti ha permesso di individuare alcune delle caratteristiche costruttive di epoca neolitica e la presenza di forni mobili databili all'età del Ferro.
  7. Les recherches menées sur l’oppidum de Pech Maho à Sigean (Aude, France) ont principalement documenté la phase récente du site (fin ive-fin iiie s. av. J.-C.). C’est en particulier le cas du quartier méridional ou îlot I, adossé au rempart, qui comporte alors plusieurs bâtiments abritant un certain nombre de fonctions économiques, entre stockage et travail du métal. Le réexamen des données de fouille anciennes concernant l’une des maisons de ce quartier, interprétée jusque là comme une probable résidence de marchand ou d’artisan, invite aujourd’hui à en proposer une nouvelle lecture. L’attribution à un dispositif artisanal d’une meule de dimensions importantes mise au jour dans ce contexte témoigne en effet d’une activité de mouture dépassant les besoins d’une simple maisonnée. La confrontation avec le reste du mobilier, notamment céramique, évoque ainsi un espace spécialisé associant la mouture à d’importantes capacités de stockage et de redistribution. Enfin, l’emploi intense de l’écriture ibérique doit ici être mis en relation avec la tenue de comptes et, plus généralement, avec la vocation économique de ce bâtiment. Le degré de spécialisation de ce dernier renvoie de manière plus générale au mode de fonctionnement et à l’organisation interne de ce site à vocation emporique, caractérisé par l’omniprésence des activités d’échange et de production, pour certaines manifestement contrôlées par les représentants d’un pouvoir local.
  8. Plusieurs rituels ont été identifiés parmi les nouveaux papyrus hiératiques exhumés sur le site de Tebtynis, en particulier les premiers actes du rituel du culte divin journalier qui consistent en la préparation et la purification du souverain (i.e. de l’officiant). Ces éléments ne sont pas conservés dans les deux versions publiées récemment par Gl. Rosati et J. Osing ; ils s’apparent très fortement à ceux développés dans le pBerlin 13242 publié par S. Schott et un autre fragment inédit conservé à Copenhague (pCarlsberg 658).
  9. De la source à la mer, sur 95 kilomètres, la vallée du Vidourle traverse les différents aspects du géo-système bas-languedocien. Cévennes et bassins sub-cévenols, collines calcaires, garrigue, Camargue s'y juxtaposent en un paysage diversifié. Cet amphithéâtre naturel constitue donc un terrain d'étude privilégié, pour l'étude spatio-temporelle du peuplement de l'âge du Fer à l'an Mil. Occupée depuis des millénaires, cette vallée présente une fenêtre d'une grande richesse sur le passé, permettant de s'interroger sur le comportement de l'Homme vis-à-vis d'un fleuve, à travers ses déplacements et sa façon d'aménager le territoire, mais également d'apporter des éléments de réponse sur le/les rôles du cours d'eau dans cet aménagement. Appuyé sur de nombreux travaux archéologiques déjà avancés (fouilles, prospections, analyses géomorphologiques), ce travail a été complété par de nouvelles études de terrain dans la haute vallée du fleuve, venant élargir nos connaissances sur le peuplement et ayant permis de constituer une base de données de 832établissements sur laquelle se fonde cette analyse. Alliant archéologie, histoire et géographie, ainsi que l'emploi de méthodes d'études reconnues (S.I.G., statistiques etc.), cet axe de recherche met en avant la volonté de proposer un bilan de la question de la dynamique du peuplement dans la vallée du Vidourle. Le cadre chronologique très large accentue ce désir et permet d'avoir une vision plus complète de l'histoire de l'occupation humaine.
  10. Ce travail est une démarche d'évaluation des industries du Badegoulien en Auvergne au travers d'une analyse techno-typologique fine des séries de deux gisements : la grotte du Rond-du-Barry (Haute-Loire) et le site de plein air de la Contrée Viallet (Allier). Les caractères marquants et ceux plus discrets de ces industries ont été identifiés et comparés à ceux d'autres gisements de l'espace régional (Cottier, la Roche à Tavernat, Le Blot, la Goutte Roffat, la Grange Jobin et la Faye Godet). Nombre de chaînes opératoires ont été reconstituées en fonction de la variété des matériaux exploités. Il en ressort la mise en évidence de la souplesse technique du Badegoulien.En Velay, dans la grotte du Rond-du-Barry, le niveau F2 présente une diversité de faciès culturels du Badegoulien. Le Badegoulien ancien s'y caractérise par l'abondance des outils composites, l'absence de raclettes et par une production laminaire de supports épais. Le Badegoulien récent est marqué par des traditions techniques variées, en lien avec le sud du Bassin parisien et l'espace méditerranéen.Les sites de plein air du Bourbonnais (La Contrée Viallet et la Faye Godet), montrent la diversité technique du Badegoulien auvergnat : débitage d'éclat sur face inférieure de gros support éclat (méthode Kombewa), production lamellaire autonome, débitage sur tranche transversale et longitudinale d'éclat, débitage lamellaire sur face inférieure (pièce de la Bertonne).L'ensemble de ces données, intégrées à celles des autres sites du Velay (La Roche à Tavernat, le Blot, Cottier) et du Forez (La Goutte Roffat, la Grange Jobin) permettent de proposer une structuration de l'espace auvergnat au Badegoulien, entre plaine et montagne.
  11. Les micro-usures dentaires sont un outil permettant la reconstitution des régimes alimentaires de nombreuses espèces, notamment les herbivores. L'efficacité de cette méthode a été prouvée dans le cas d'espèces sauvafes,mams peu d'études ont été effectuées sur des populations domestiques. L'interprétation des résultats repose sur des référentiels qui n'existent pas en contexte domestique, où l'alimentation des troupeaux est influencée par l'éleveur. La création de ce référentiel est nécessaire pour interpréter les résultats d'espèces domestiques, et notamment en archéologie pour étudier les modes de gestion des troupeaux d'espèces herbivores de la triade domestique (bovin, ovin et caprin). Sa création est l'objectif de cette étude, avant son application à des ensembles archéologiques de trois sites du sud de la France, Lattara, le Castellas et les Terriers. Le référentiel a mis en évidence une influence climatique forte à l'échelle du continent européen, tandis qu'à l'échelle du site des facteurs anthropiques ou saisonniers sont observés. L'étude des restes des sites archéologiques montre des modes d'élevage extensifs, avec des zones d'alimentation distinctes entre les troupeaux de caprinés et de bovins. Une évolution dans l'alimentation des bovins s'observe au troisième siècle avant notre ère à Lattara uniquement, liée à une probable réorganisation économique et donc agropastorale, en relation avec une forte augmentation démographique. Un élevage à deux échelles, familiale et tournée vers le commerce est envisagé à partir de cette période. Enfin certains assemblages semblent indiquer des abattages sur des intervalles temporels réduits.
  12. La campagne de fouille 2014 menée sur le site de Lattes / St-Sauveur, l’antique Lattara, a porté sur la zone 1, délimitée par un caisson de palplanches destiné à pouvoir travailler sous le niveau de la nappe phréatique. Cette zone, dont la fouille a débuté en 1983, a pour objectif d’atteindre les niveaux de fondation du site dont la chronologie est désormais fixée au tout début du Ve s. av. n. ère, du moins au vu des résultats acquis dans les deux fenêtres ouvertes sur les niveaux anciens, à savoir cette même zone 1 (à l’Est) ainsi que la zone 27 (au Sud). Après une interruption en 2013 pour des raisons techniques liées à l’affaissement partiel des palplanches protégeant la zone de fouille, les travaux ont ici repris en 2014 avec pour objectif de finaliser l’exploration des niveaux de la première moitié du Ve s. av. n. ère, partiellement atteints depuis 2009 et correspondant à deux phases (1S et 1R) couvrant respectivement le premier et le deuxième quart de ce siècle. Cet objectif n’a été que partiellement atteint en raison de l’extrême complexité de la stratigraphie et des contraintes liées à un milieu humide qui a entrainé la conservation par imbibation de bon nombre d’éléments organiques, et notamment d’éléments d’architecture en bois. La grande richesse de ces mêmes niveaux en termes de macrorestes a en outre justifié une attention particulière aux prélèvements destinés aux études paléoenvironnementales, ralentissant d’autant le rythme de la fouille. Au vu des résultats acquis, mis en perspective avec l’ensemble des données acquises pour cette période depuis 2009, il est néanmoins possible, non seulement de dresser un bilan exhaustif de la phase 1R (v. -475/-450) mais encore d’appréhender les caractères principaux de l’occupation archaïque correspondant à la phase 1S (v. -500/-475). Le substrat a été atteint sur près d’un tiers de la zone de fouille et confirme les observations antérieures réalisées par le biais de carottages. La fondation de Lattara intervient sur une étroite langue de terre issue d’une progradation du delta du Lez, caractérisée par des apports de sables fins et de limons. Le lobe deltaïque ainsi formé émerge d’à peine quelques dizaines de centimètres au-dessus du niveau marin. L’ensemble de l’espace disponible semble occupé dès cette période durant laquelle un premier rempart est édifié selon un tracé qui ne connaît apparemment pas de changements durant le second âge du Fer. La phase ancienne (1S) a livré suffisamment d’éléments permettant de fixer sa chronologie dans les premières années du Ve s. av. n. ère. Cette phase est donc contemporaine de celle caractérisée dans la zone 27 par l’existence d’un quartier bâti selon des schémas proprement exogènes, en l’occurrence méditerranéens, et manifestement occupé par une population Etrusque. Or, il apparaît que la zone 1 témoigne d’un schéma distinct. Tout d’abord, ce quartier ne semble pas avoir été urbanisé au même moment, mais plutôt durant les dernières années de cet intervalle chronologique. En témoigne un premier état, encore mal défini, caractérisé par la simple mise en place de remblais destinés à viabiliser un terrain déjà manifestement soumis à d’importantes remontées de la nappe phréatique. Ces travaux témoignent a minima d’une entreprise raisonnée et planifiée, qu’il faut rattacher à ce processus volontariste plus global qui accompagne la fondation du site, avec d’importants travaux de construction lés au rempart ou à encore à certains quartiers érigés de manière précoce. Par la suite, un épisode caractérisé par de nouveaux remblais plus ou moins massifs et une série d’aménagements temporaires, associés à des architectures légères sur poteaux témoigne d’une activité intense qui préfigure très directement, voire correspond à la mise en œuvre d’un chantier de construction. Ce dernier voit la réalisation de bâtiments quadrangulaires sur solins de pierre, munis de banquettes en terre massive. Il semble que les plans reconnus correspondent à des maisons à plusieurs pièces, mais les seules mesures réalisables concernent une pièce de plan rectangulaire de 9 m de long pour 6 m de large. Ces constructions renvoient à un plan d’urbanisme préconçu selon une trame strictement N/S et E/O. Ni cette orientation, ni la morphologie des constructions ne coïncident exactement avec celles du quartier étrusque de la zone 27. Elles témoignent malgré tout de l’emploi de schémas et de techniques méditerranéennes alors inconnues en contexte indigène pour le Languedoc oriental. Le fait marquant est que ce chantier de construction n’a pu être mené à son terme. La stratigraphie est sur ce point très explicite, nous montrant que ces bâtiments, de même que leurs aménagements internes, n’ont pas été achevés. Autrement dit, une rupture franche synonyme d’abandon intervient ici vers la fin de la séquence, vers les années -475. Cette rupture est donc contemporaine de l’incendie du quartier méridional et tend à confirmer le caractère généralisé d’un épisode marquant dont l’interprétation est ambigüe, même si l’hypothèse d’une éviction de la composante étrusque à l’initiative des Grecs de Marseille demeure possible. En outre, les premières données relatives au faciès mobilier nous livrent ici une image sensiblement différente de celle observée dans le quartier étrusque. Un faciès apparemment bien plus indigène caractérise la zone 1, différence accentuée quant à l’acceptation des produits et ustensiles méditerranéens puisque le vin étrusque est ici loin d’être le seul à avoir été consommé et le bucchero nero tardif, bien représenté dans la zone 27, est ici délaissé au profit de la céramique attique. La céramique commune étrusque est également minoritaire, tandis qu’aucun graffite ne permet d’envisager la présence sur place de Tyrrhéniens, a contrario encore une fois de ce que l’on observe dans le quartier méridional. L’interprétation de ces différences doit être approfondie, mais il semble désormais clair que la composante indigène a bel et bien été intégrée dans ce projet que constitue la fondation de Lattara, aux côtés des Etrusques, voire d’autres intervenants méditerranéens. La phase suivante (1R) est synonyme de rupture, du moins sur le plan architectural. Une trame lâche caractérise alors l’habitat où, dans un premier temps, n’est attestée qu’une maison absidiale en torchis sur poteaux porteurs associée à un enclos et diverses palissades délimitant les abords de l’habitation. Or, sur un intervalle de temps qui couvre au mieux un quart de siècle, on assiste à des remaniements successifs très rapprochés dans le temps. Ces derniers permettant de distinguer plusieurs états pour ce quartier, de sorte que l’on assiste rapidement à la construction de nouveaux bâtiments en bauge et pour partie sur solins de pierre où coexistent désormais formes absidiales et quadrangulaires. On note également que le schéma d’organisation de ce quartier, au-delà des remaniements successifs, se traduit par une certaine stabilité. Une entité fonctionnelle cohérente se dessine en effet autour de l’habitation de plan bi-absidial, reconstruite à l’identique à l’emplacement du premier édifice en torchis. Cette maison ouvre au sud sur un espace aménagé à plusieurs reprises et dédié en priorité aux activités culinaires, tandis que la partie orientale de la zone voit l’implantation d’enclos à bestiaux ou de petites constructions annexes. Ce quartier témoigne d’une occupation dense de l’espace dont le caractère a priori peu structuré doit être fortement relativisé. Le fait qu’existe une trame lâche où voisinent plusieurs entités fonctionnelles (familiales ?) distinctes, n’implique nullement qu’une forme de lotissement n’ait pas régi la réinstallation sur place d’une population à forte consonance indigène. Irait dans ce sens la permanence du schéma d’organisation de ce quartier qui a pu résulter de l’existence de limites, malheureusement non identifiables en raison de l’exigüité de l’espace fouillé. On peut également s’interroger sur le caractère strictement indigène de cette phase, plusieurs indices matériels évoquant une certaine « familiarité » avec le monde grec. Il est d’ailleurs parfaitement envisageable que les Grecs, et plus particulièrement ceux de Marseille, aient accompagné ce qui apparaît comme une refondation du site. Quoi qu’il en soit, à l’image de ce qui a été vu dans la zone 27, cette phase de réinstallation du deuxième quart du Ve s. av. n. ère présente un caractère indigène très marqué. Il convient néanmoins de relativiser l’aspect très traditionnel des architectures alors mises en œuvre, tout d’abord parce que la zone 1 révèle sur ce point certaines originalités, d’autre part parce que cette phase doit, de manière plus globale, être comprise comme étant transitoire, faisant qu’ont été privilégiées des solutions rapides à mettre en œuvre. Autrement dit, nous avons là l’image d’une installation pensée comme étant temporaire, en attente de la mise en œuvre ou du développement d’un nouveau programme urbanistique d’ampleur, qui intervient précisément à partir du milieu du Ve s. av. n. ère et selon des rythmes différents d’un quartier à l’autre. Le faciès mobilier de la phase 1R est également singulier au regard des données disponibles pour la zone 27. En effet, si la vaisselle est largement dominée par la céramique non tournée indigène, les proportions sont malgré tout bien moindres que dans l’autre zone, tandis que la céramique attique est ici bien mieux représentée et que le faciès amphorique s’avère plus diversifié. Ce faciès présente d’ailleurs de fortes analogies avec celui constaté pour la phase IS, avec l’accentuation de cette particularité déjà observée quant à l’usage de la céramique attique et la place accordée au vin de Marseille.
  13. Une étude paléo-hydrologique a été entreprise dans les Gorges du Gardon, où deux coupes sédimentaires ont été étudiées. La première provient d'une terrasse (coupe GE située à 10 m de hauteur au dessus de la rivière) et l'autre, d'une cavité (coupe GG localisée à 15 m au-dessus de la rivière). L'identification et la mise en évidence des différents paléo-événements de crue ont été établies grâce à l'inspection minutieuse de chaque dépôt sédimentaire et d'une étude géochronologique fine (137Cs, 210Pbex, 14C, métaux traces, objets archéologiques, historiques des crues). Nous avons souhaité évaluer la capacité des terrasses fluviatiles du Gardon à enregistrer des paléo-événements en comparant les coupes sédimentaires aux données historiques des hauteurs d'eau et aux résultats d'un modèle hydraulique 1D. Nous montrons que la terrasse GE enregistre la quasi-totalité des évènements du 20ème siècle et qu'à priori, ce type d'objet géomorphologique peut être utilisé pour toute étude paléo-hydrologique sur le Gardon. De plus, l'étude de la coupe GG (cavité perchée à 15 m) permet de reconstituer les évènements intenses au cours des 600 dernières années. Nous montrons une augmentation des crues extrêmes dans le Haut-Languedoc au cours du "Petit âge glaciaire".
  14.  
    Résultats de la campagne effectuée en juin 2014 sur le site paléochrétien et médiéval d'Ereruyk, dans le nord-ouest de la république d'Arménie. Nouvelles investigations sur l'histoire et l'épigraphie, en particulier de la célèbre basilique d'Ereruyk, études d'archéologie du bâti, recherches d'archéologie et de géoarchéologie (géomorphologie), dans la continuité des campagnes précédentes (2009-2013).
  15. Une approche par datations multiples a été menée sur les dépôts de sédiments de crue retrouvés dans les gorges du Gardon (Languedoc). Le plomb-210, le césium-137 et l’analyse géochimique des sédiments contaminés par les mines ont été utilisés pour reconstruire l’histoire des dépôts de crue. Cette approche a été combinée avec l’historique des crues du Gardon depuis 1890 pour affiner l’approche géochronologique. Au niveau de la cavité GG et de la terrasse GE les analyses ont permis d’illustrer les mécanismes d’érosion-redéposition pouvant perturber les séquences de sédiments. Les enregistrements des dépôts de sédiments de crue sont complets sur la terrasse GE située à 10 m au-dessus du lit mineur à partir de 1958, et incomplets auparavant. Sur la période 1880-1958, 25 crues ont eu un débit suffisant (>1450 m3/s) pour recouvrir la terrasse, alors que l’on recense seulement 5 à 6 crues depuis 1958 (pour un débit de submersion supérieur à 1700 m3/s). L’augmentation progressive du débit de submersion et la fréquence moindre d’inondation de la terrasse ont pu permettre sur la période récente la stabilisation de la couche de surface par la végétation et limiter l’érosion lors de crues importantes. Les enregistrements semblent complets dans la cavité GG située à 15 m au-dessus du lit mineur. La fréquence moindre de submersion à ce niveau plus élevé peut expliquer une meilleure stabilisation des dépôts de crue, rendus moins vulnérables à l’érosion. La datation au radiocarbone a été testée même si elle ne permet pas de dater avec précision les dépôts de crue des derniers siècles. Sur la terrasse GE, 80% des dates au carbone 14 sur charbon de bois sont beaucoup trop vieilles par rapport aux autres techniques de datation, ce qui peut s’expliquer par une remobilisation/déstockage de charbons de bois anciens. Les datations radiocarbone sur graines donnent de meilleurs résultats, car issues d’une production annuelle, plus facilement décomposable et moins sujette à des dépôts intermédiaires. Au final, il apparaît que la technique de datation par radiocarbone sur des charbons de bois retrouvés dans les séquences sédimentaires n’est pas fiable, alors qu’elle est la plus pratiquée en paléo-hydrologie. L’utilisation combinée du plomb-210, du césium-137, de l’analyse géochimique des sédiments et des informations sur les crues historiques a permis de discriminer et de dater les différents dépôts de crue de ce dernier siècle dans la cavité GG et la terrasse GE. / A multidating approach was carried out on slackwater flood deposits, preserved in valley side rock cave and terrace, of the Gardon River in Languedoc, southeast France. Lead-210, caesium-137, and geochemical analysis of mining-contaminated slackwater flood sediments have been used to reconstruct the history of these flood deposits. These age controls were combined with the continuous record of Gardon flow since 1890, and the combined records were then used to assign ages to slackwater deposits. The stratigraphic records of terrace GE and cave GG were excellent examples to illustrate the effects of erosion/preservation in a context of a progressively self-censoring, vertically accreting sequence. The sedimentary flood record of the terrace GE located at 10 m above the channel bed is complete for years post-1958 but incomplete before. During the 78-year period 1880-1958, 25 floods of a sufficient magnitude (> 1450 m3/s) have covered the terrace. Since 1958, however, the frequency of inundation of the deposits has been lower:only 5 or 6 floods in 52 years have been large enough to exceed the necessary threshold discharge (> 1700 m3/s). The progressive increase of threshold discharge and the reduced frequency of inundation at the terrace could allow stabilisation of the vegetation cover and improved protection against erosion from subsequent large magnitude flood events. The sedimentary flood record seems complete for cave GG located at 15 m above the channel bed. Here, the low frequency of events would have enabled a high degree of stabilisation of the sedimentary flood record, rendering the deposits less susceptible to erosion. Radiocarbon dating are used in this study and compared to the other dating techniques.Eighty percent of radiocarbon dates on charcoals were considerably older than those obtained by the other techniques in the terrace. On the other hand, radiocarbon dating on seeds provided better results. This discrepancy between radiocarbon dates on charcoal and seeds is explained by the nature of the dated material (permanent wood vs. annual production and resistance to degradation process). Finally, we showed in this study that although the most common dating technique used in paleoflood hydrology is radiocarbon dating, usually on charcoal preserved within slackwater flood sediments, this method did not permitus to define a coherent age model. Only the combined use of lead-210, caesium-137, and geochemical analysis of mining-contaminated sediments with the instrumental flood record can be applied to discriminate and date the recent slackwater deposits of the terrace GE and cave GG.
  16. Étude du sarcophage anthropomorphe n° inv. 11.55 du Musée d'Issoudun (France) (XXIe dynastie). Il appartient à une chanteuse d'Amon-Rê, roi des dieux, et musicienne du chœur de Mout, la Grande, maîtresse de l'Ichérou, dont le nom reste inconnu. Les inscriptions recouvrant le cercueil sont présentées, accompagnées d'une descriptions iconographique.